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Jean-Luc Mélenchon face à la crise Covid: "faire campagne est un art"

PRÉSIDENTIELLE - La crise Covid ne faiblit pas et la diffusion du variant britannique menace même de provoquer un troisième confinement en France. De quoi largement perturber les élections régionales programmées en juin et probablement aussi l’élection présidentielle du printemps 2022.

De cela, Jean-Luc Mélenchon, d’ores et déjà candidat déclaré au nom de la France insoumise, en est convaincu. “On ne sortira pas de la succession des pandémies avant des mois, peut-être des années. Le virus va muter plusieurs fois, on va devoir vivre avec les virus”, admet-il dans un entretien accordé ce vendredi 22 janvier à l’AFP.

Une contrainte sanitaire qui pèsera forcément sur la manière de battre campagne, notamment pour le tribun marseillais, grand adepte des rassemblements géants et des manifestations politiques.

Pas de quoi le décourager néanmoins. “Faire campagne est un art. Je me fais confiance pour l’art d’aller pondre des œufs dans le nid des autres, et pour créer moi-même les événements”, assure-t-il, citant notamment ses hologrammes et son récent meeting en réalité augmentée. 

Faire des oeufs dans le nid des autres? Cette stratégie du coucou, que lui reprochent d’ailleurs certains de ses adversaires, consiste à s’emparer des thématiques de ses concurrents pour défendre son propre programme et agenda. Une manière de se préparer à un bras de fer électoral alors que la gauche pourrait partir désunie aux urnes. 

“Arsenal technologique”

Au-delà des effets technologiques dont raffole le député des Bouches-du-Rhône, ce dernier entend investir lourdement sur le numérique, même s’il a conscience que cela ne suffira pas. “Il faut déployer un arsenal technologique dont on n’avait pas besoin auparavant. Mais l’espace des réseaux sociaux est loin de représenter toute la réalité”, admet-il.

“Nous avons besoin de la magie du rassemblement de masse! Elle joue pour nous un rôle très important: permettre aux nôtres de constater tout d’un coup qu’ils sont bien plus nombreux qu’ils ne le pensaient, faire reculer la résignation qui est notre premier ennemi avec l’abstention”, s’explique-t-il.

Pour ce faire, le chef de file des Insoumis entend déployer sa jeune garde de députés, pour la plupart inconnus en 2017, et qui ont émergé pendant le quinquennat d’Emmanuel Macron. “Vous allez les voir s’affirmer pendant la campagne, la tête rousse de mon camarade Quatennens, les yeux bleus revolver de ma camarade Panot, la mine paisible de Younous Omarjee...”, énumère-t-il. Objectif: démontrer que, malgré les réticences des communistes à le soutenir, Jean-Luc Mélenchon ne part pas en campagne tout seul. 

À voir également sur Le HuffPostQuand Mélenchon cumule les approximations sur la vaccination

Posté le 22-01-2021 | 11:01

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Mort de l'actrice Mira Furlan, connue pour "Lost" et "Babylon 5"

Mira Furlan a joué dans

DÉCÈS - Elle avait 65 ans. Ce vendredi 22 janvier, le compte Twitter de Mira Furlan a annoncé la mort de cette dernière. L’actrice américaine, connue notamment pour avoir joué dans les sériesLost” et “Babylon 5″ s’en est allée ce mercredi.

Une citation de la comédienne accompagne l’annonce. “Je regarde les étoiles. La nuit est claire et la voie lactée semble si proche. C’est là que j’irai bientôt. [...] Je n’ai pas peur. Maintenant, laissez-moi fermer les yeux et sentir cette beauté qui m’enveloppe, respirer sous le ciel sombre et plein d’étoiles. Inspirer. Expirer. C’est tout.”

Mira Furlan est née en 1955 à Zagreb. Après des débuts au Théâtre national de Croatie, elle part pour les États-Unis au tournant des années 1990. Quelques années plus tard, en 1993, elle décroche le rôle de l’ambassadrice Delenn dans la série de science-fiction “Babylon 5”. Elle en sera la star pendant cinq saisons.

Dix ans plus tard, elle revient sur le petit écran dans la série “Lost”. Nous sommes en 2004, et Mira Furlan prend les traits de Danielle Rousseau, une scientifique française coincée sur l’île depuis 16 ans. Elle fait une apparition ultime dans la saison 6.

Les causes de la mort de l’actrice, aperçue également dans le film “Papa est en voyage d’affaires” d’Emir Kusturica, n’ont pas été précisées. Le créateur de “Babylon 5″ a toutefois rappelé qu’elle était en mauvaise santé. 

Sur Twitter, il est l’un des premiers à lui avoir rendu hommage. “Mira était une femme généreuse et gentille, une artiste au talent incroyable et l’amie de tous les acteurs et membres de l’équipe de ‘Babylon 5’, et nous sommes tous dévastés par la nouvelle”, écrit-il dans sa lettre.

Il ajoute: “Comme pour toute chose, nous la retrouverons avec le temps, et je crois qu’elle aura beaucoup d’histoires à nous raconter, et beaucoup de nouveaux rôles à partager avec l’univers.”

À voir également sur Le HuffPost: Les séries TV qui ont le plus passionné les Français depuis 15 ans

Posté le 22-01-2021 | 11:01

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Covid-19: 9 personnes vaccinées sont mortes en France, toujours aucun lien établi avec le vaccin

En France, neuf personnes vaccinées contre le covid-19 sont mortes, sans toutefois qu'aucun lien puisse être établi entre le vaccin et le décès (photo prise à Paris le 18 janvier, à l'occasion d'une opération de vaccination). 

CORONAVIRUS - Neuf morts de personnes âgées qui avaient reçu le vaccin Pfizer/BioNTech contre le Covid-19 ont été recensées en France, sans qu’un lien soit établi entre leur décès et la vaccination, a indiqué ce vendredi 22 janvier l’Agence du médicament. L’institution expliquent que les personnes décédées étaient malades et sous traitement lourd.

“Au regard des éléments dont nous disposons à ce jour, rien ne permet de conclure que ces décès sont liés à la vaccination”, a souligné l’ANSM dans son point hebdomadaire sur la surveillance des vaccins.

Ces neuf décès concernent des “personnes âgées résidant en EHPAD ou en résidence vieillesse qui présentaient toutes des maladies chroniques et des traitements lourds”.

Un risque de tachycardie en cours d’investigation

Ils font partie des “31 cas d’effets indésirables graves” qui ont été recensés chez des personnes ayant été vaccinées avec le vaccin Pfizer/BioNTech, le premier à avoir été disponible en France (les premières injections avaient eu lieu le 27 décembre). Parmi ces cas, on recense “4 cas d’épisodes de tachycardie” (accélération des battements du coeur). “Un signal potentiel concernant un risque de tachycardie est identifié. Ce signal est actuellement en cours d’investigation”, précise l’ANSM.

Au total, 135 cas d’effets indésirables ont été recensés. “La majorité des effets correspond à des effets indésirables attendus ou non graves”, en particulier “la fièvre, les maux de tête et les nausées”, poursuit l’ANSM.

Par ailleurs, on n’a observé à ce stade “aucun cas d’effet indésirable avec le vaccin Moderna”, le deuxième vaccin rendu disponible en France, dont les premières livraisons ont eu lieu le 11 janvier.

Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé, publiés jeudi soir, plus de 823.000 personnes ont pour l’instant reçu un vaccin contre le Covid-19 en France. 

À voir également sur le HuffPost: À Nancy, les premiers vaccinés du public déterminés

Posté le 22-01-2021 | 11:01

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Charte des principes de l'islam: l'urgence, c'est la formation des imams et son financement

Un imam dirige les prières du vendredi à la Grande Mosquée de Paris le 30 octobre 2020. (Photo by Kiran Ridley/Getty Images)

Gérald Darmanin va-t-il aboutir, là où tant de ses prédécesseurs, par facilité ou par manque de courage, par renoncement ou simplement par naïveté, ont échoué? Va-t-on enfin aboutir à la mise en place, en France, d’une formation des ministres du culte musulman?

Cela fait des années que nous soulignons dans le rapport du Sénat ou dans la proposition de loi, l’urgence qu’il y a à former les ministres du culte musulman en France et l’aberration que constituent à la fois la pratique des imams détachés et celle de la formation des futurs ministres du culte à l’étranger.

Le rapport rédigé avec André Reichardt faisait un point particulièrement précis de la situation et demandait la fin de cette pratique.

Il est inconcevable que les musulmans de France ne puissent pas former leurs ministres du culte en France, faisant ainsi perdurer le système anachronique de l’islam des consulats.

Chaque “chapelle” si j’ose dire, gardant la main sur l’encadrement religieux.

Il n’est pas surprenant que les fédérations turques n’aient pas signé cette charte, pas surprenant du tout, lorsque l’on sait que les ministres du culte turcs sont des fonctionnaires directement payés par la Turquie qui arrivent en France en qualité d’assistant sociaux.

 

Il est quand même extraordinaire qu’au mépris le plus complet de la loi de 1905, des ministres français aient signé des conventions avec des gouvernements étrangers pour former des imams.

 

Le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) ainsi que Millî Görüs (CIMG) et le mouvement Foi et Pratique, proche des prédicateurs du Tabligh prônant une pratique religieuse rigoriste, ont donc sans surprise différé leurs signatures. 

Beaucoup d’observateurs ou de commentateurs sont focalisés sur les financements étrangers des mosquées, mais la formation des esprits est bien plus importante que la pierre!

Il est quand même extraordinaire qu’au mépris le plus complet de la loi de 1905, des ministres français aient signé des conventions pour former des imams, ce fut le cas de Bernard Cazeneuve le 18 décembre 2014 avec le Ministre des Affaires religieuses et de Wakfs de la République Algérienne, et de Laurent Fabius avec le Ministre des Abous et des affaires islamiques le 19 septembre 2015 à Tanger, la convention avec la Turquie date elle de 2010 (le texte de ces conventions est annexé à notre rapport du Sénat page 509 et suivantes). 

Et oui il faut que les imams soient formés en France, connaissent et adhèrent à notre bloc de légalité.

Reconnaissance du Génocide Arménien, reconnaissance de la Shoah et répression du négationnisme, interdiction de la peine de mort et de la torture, mariage pour tous etc.

Et cette formation doit être faite en coopération avec les universités sur la base d’un cursus élaboré par l’ensemble des fédérations musulmanes qui sont en France et aussi par des responsables religieux.

Élaborer un cursus de formation, contenu, durée et labellisation n’est pas une affaire simple, c’est même un sujet d’une gravité et d’une complexité extrêmes.

Comment imaginer la cohabitation à Lyon, par exemple, d’une importante communauté arménienne et d’une communauté turque raffermie à chaque occasion, dans la négation du génocide arménien.

Comment concevoir que les imams formés en Algérie et qui exercent dans la banlieue parisienne, par exemple, puissent facilement faire société avec les communautés juives, alors qu’il n’y a plus de juifs en Algérie et encore moins de connaissance de l’histoire et de la Shoah, sans parler de la haine d’Israël.

Bien entendu il y a toujours des exceptions mais globalement cette situation n’est plus tenable. 

Reste la question du financement de la formation.

Je suis totalement opposée à la solution trouvée par le Président de la République qui a proposé, en accord avec les dirigeants de l’Arabie Saoudite, un financement via un prélèvement sur le Hadj.

Je suis hostile à ce que le financement (en réalité une minuscule part de ce financement) soit payé par une contribution octroyée par l’Arabie Saoudite. Nous sommes à contresens de l’histoire! Où serait l’indépendance, si en fait nous mettions en place un financement indirect en provenance d’un manque à gagner de l’Arabie Saoudite, sur le Pèlerinage?

Cette solution n’a aucun sens et n’est pas acceptable, alors je reviens au serpent de mer de la redevance Halal.

Car oui, le circuit de la nourriture Halal peut constituer un mode de financement acceptable pour la formation des ministres du culte musulman. D’abord, il s’agit d’une filière qui draine plus de 6 milliards d’euros, ensuite on pourrait calquer son organisation sur le modèle de la filière cachère, et trouver un mode de prélèvement, une redevance donc, et pas une taxe.

Mais voilà, pour arriver à cette solution d’un prélèvement sur la filière halal, il faudrait s’attaquer à son opacité.

Les revenus des taxes d’abattage, des certificats des sacrificateurs, etc constituent un ensemble totalement opaque, dont les secrets sont bien gardés entre 3 grandes mosquées, Paris, Lyon, Évry qui ne veulent à aucun prix que la transparence soit faite.

 

Élaborer un cursus de formation, contenu, durée et labellisation n’est pas une affaire simple, c’est même un sujet d’une gravité et d’une complexité extrêmes.

 

Nous avions proposé des solutions dans notre rapport sénatorial de 2016. Ces solutions sont toujours d’actualité, car rien n’a bougé depuis.

Sans interférence, on pourrait imaginer une simple aide technique des services de Bercy, ou mieux dans la fraternité d’Abraham, une aide du Consistoire Israélite pour qui les revenus de la filière cachère constituent une part importante des revenus.

Qu’en France soit ouvert, grâce aux communautés musulmanes, un centre de formation des ministres du culte et des aumôniers qu’il ne faut pas oublier, est d’une importance capitale. Pour ne plus subir des influences étrangères indésirables, mais aussi pour promouvoir un islam respectueux des règles républicaines grâce à une formation in situ, dans le contexte national de la laïcité, cette autre exception française.

Je suis persuadée que les communautés musulmanes, leurs responsables et les musulmans de France, otages des extrémistes, auront à cœur de faire aboutir ce projet essentiel.

Déjà l’Union des Mosquées de France avait dit son accord pour un travail sur ce sujet.

Avec la Charte, signée le 18 janvier, même modeste, s’ouvre un chantier très important pour les Français de confession musulmane, ce chantier comportera ensuite une évolution pour une meilleure représentativité des instances représentatives, donc du CFCM.

C’est aux musulmans de prendre en main leur organisation, car à défaut d’autres, moins bien inspirés sans doute, vont continuer à exploiter politiquement chaque avancée du petit noyau de musulmans radicalisés qui prennent toute une communauté en otage. Les débats sur le texte en discussion à l’Assemblée nationale “confortant le respect des principes de la République” nous le rappelle chaque jour.

 

À voir également sur Le HuffPost: Manifs dans plusieurs pays musulmans contre la France et Macron, accusé d’“adorer Satan”

Posté le 22-01-2021 | 11:01

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Vaccins anti-Covid-19 gaspillés: comment éviter les pertes?

Matignon a évoqué des pertes de 25 à 30% de vaccins anti-Covid-19 Pfizer/BioNtech

VACCINS -  À l’heure où la France est confrontée au spectre de la pénurie, chaque goutte de vaccin anti-Covid compte. Avec le déploiement la semaine dernière de 833 centres de vaccination ouverts et accessibles à la réservation et l’ouverture de la vaccination aux plus de 75 ans hors Ehpad, aux soignants de plus de 50 ans et aux personnes ayant des pathologies à haut risque, le gouvernement compte améliorer et fluidifier la campagne. L’objectif est d’immuniser 2,4 millions de Français avec du Pfizer et du Moderna d’ici fin février. 

Pourtant, dans cette course contre la montre, le gouvernement a anticipé un risque de perte de “25 à 30%” de doses, comme l’a annoncé un conseiller du Premier ministre Jean Castex cité par Le Figaro. Autrement dit, la France pourrait gaspiller 50 à 60 millions de doses sur les 200 millions commandées par Pfizer. Une fourchette qui ne correspond  toutefois qu’à une estimation, une “marge de sécurité” d’après Franceinfo. Plusieurs médecins interrogés par Franceinfo la jugent d’ailleurs “excessive” et “surévaluée”, au vu de la pénurie qui se profile.

En pratique, mesurer le nombre de doses perdues avec précision s’avère difficile. Mais alors que les résidents des Ehpad, soignants de plus de 50 ans, personnes de plus de 75 ans et patients à risque représentent un total de 6 millions de personnes, soit un besoin de 12 millions de doses, il est difficile d’imaginer gaspiller la moindre goutte de vaccin. D’où viennent ces pertes et comment les éviter?

Une 6e dose dans chaque fiole 

Première explication potentielle aux pertes: le multidosage des fioles du vaccin Pfizer, c’est-à-dire que chaque fiole contient un certain nombre de doses de vaccin. “Comme il fallait faire des millions de doses de vaccins, le laboratoire Pfizer s’est retrouvé face au problème du manque de bouteilles. D’où l’idée de faire plusieurs doses dans chaque fiole” a expliqué au HuffPost Morgane Bomsel, chercheuse CNRS à l’Institut Cochin. 

Mais alors qu’au départ, l’Union européenne a estimé qu’il ne fallait pas dépasser 5 doses par fioles, les États-Unis ont, eux, fixé la norme à 6. Le 8 janvier, l’Union européenne du médicament a mis à jour ses recommandations: “chaque fiole contient 6 doses de vaccin”. Les flacons de 5 doses livrés par Pfizer contiendraient bien de quoi en faire une 6e. Comme l’a expliqué Le Figaro,  chaque fiole contient 2,25 ml de produit fini. Or la dose à injecter est de 0,3 ml par personne, ce qui fait un résidu de 0,75 ml par flacon. Un surplus qui n’a rien d’anormal selon Morgane Bomsel. Il s’agit d’une part d’une marge de sécurité prise par le laboratoire. Mais également “d’une dose résiduelle qu’on ne peut pas prélever des seringues, sur lesquelles une partie du produit se dépose”, poursuit la spécialiste. La 6e dose représente tout de même une hausse de 20% de nos capacités vaccinales. 

Pour éviter de perdre du liquide, il faut donc changer de matériel. L’agence européenne du médicament a d’ailleurs indiqué que pour prélever une 6e dose, des seringues et aiguilles spécifiques étaient nécessaires. “Le problème vient de la logistique, pas de la fabrication, fustige Morgane Bomsel. Les professionnels n’ont tout simplement pas le bon matériel pour extraire 6 doses”. Et de s’étonner: “Je trouve cela étrange qu’alors que la manière dont Pfizer allait livrer ses vaccins était connue, il y ait de tels cafouillages au dernier moment”. Par ailleurs, pour former les professionnels au geste spécifique nécessaire pour prélever l’ensemble des doses, des vidéos de formation sont proposées par le laboratoire Pfizer. 

Rupture de la chaîne du froid 

Mais cette 6e dose n’explique pas, à elle seule, les “25 à 30%” de gaspillage anticipés par Matignon. Le multidosage des vaccins Pfizer s’accompagne de contraintes logistiques pouvant entraîner des pertes. Le vaccin Pfizer doit être conservé entre -70 et -80 degrés et toute rupture du froid le rend inutilisable. Or, “une fois envoyés dans les centres de vaccination, ils sont placés dans des frigos à une température comprise entre -2 et -8 degrés, et ne peuvent être conservés que 4 ou 5 jours”, rappelle auprès du HuffPost Luc Dusquenel, médecin généraliste et président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Ensuite, lorsqu’ils sont préparés, ils doivent être utilisés dans les 6 heures, poursuit-il.

Lorsque les centres de vaccination se retrouvent avec des flacons ouverts mais personne à qui les administrer, les doses restantes sont gaspillées. C’est pourquoi plusieurs centres hospitaliers ont eu recours au système D, comme l’AP-HP, qui propose d’injecter les doses restantes aux soignants pas encore prioritaires mais qui le souhaitent. Selon Le Parisien, une plateforme où ils s’inscrivent leur permet de se tenir informés des stocks de doses restants en fin de journée. 

Des plateformes d’inscription déclaratives

Outre les doses restantes, le système d’inscription en ligne via des plateformes en ligne ne permet pas de bloquer l’accès à la vaccination aux personnes non éligibles. “Si par gaspillage, on entend des doses perdues pour le public prioritaire, alors beaucoup de doses sont gâchées” tempête le médecin Luc Dusquenel. Depuis la semaine dernière, la vaccination est ouverte aux Français de moins de 75 ans présentant des pathologies à risque comme une insuffisance rénale ou des cancers.

En pratique, comment s’assurer, au moment de l’inscription, qu’une personne de moins de 75 ans présente bien une pathologie à risque? “Il n’y a pas de moyen de le contrôler sur les plateformes d’inscription en ligne, explique-t-il, car cela poserait le problème du secret médical. Tout est déclaratif.” Résultat: les doses étant déjà préparées, les médecins peuvent difficilement refuser l’accès au vaccin à ces personnes non éligibles. Or,  pour que l’immunisation soit efficace, il est nécessaire d’administrer une seconde dose au patient, 28 jours après la première injection (hors Ehpad, où le délai est de 21 jours). “Ce sont autant de doses de gâchées pour le public fragile”, poursuit Luc Dusquenel. 

Des dires confirmés en partie par la Direction générale de la santé (DGS). “Quand la personne prend rendez-vous, il y a un engagement sur l’honneur mais la preuve qu’elle correspond bien au public éligible est demandée sur place seulement”, a-t-elle pointé auprès du HuffPost. Et d’ajouter: “Si elles n’ont pas cette preuve, elles sont renvoyées. Nous comptons beaucoup sur le civisme des Français pour ne pas saturer les plateformes”. 

Pour éviter les couacs, Luc Dusquenel préconise une meilleure organisation de la campagne de vaccination, avec des doses qui seraient “préparées au fur et à mesure”,  en fonction des patients qui se présentent. “Il faudrait des centres de vaccination équipés de pièces où stocker les vaccins à -80 degrés. Ou au moins centraliser suffisamment les centres de vaccination pour qu’ils se situent à proximité de lieux où les stocker à très basse température”, relève-t-il. Le temps de préparation du vaccin n’est d’ailleurs que de 5 à 6 minutes, selon le médecin.

Un avis partagé par Morgane Bomsel qui dénonce “une impréparation de l’État”. “Pourquoi n’y a-t-il pas d’intermédiaires entre l’usine et les centres de vaccination? Je suis très étonnée qu’il n’y ait pas davantage de congélateurs à -80 degrés”, s’interroge-t-elle. Et de nuancer toutefois: “Au fur et à mesure que la campagne s’accélérera, ces problèmes logistiques disparaîtront. Il y aura de moins en moins de doses gaspillées.”

À voir également sur le HuffPost: Incendie meurtrier chez le plus grand fabricant de vaccins au monde

 

 

Posté le 22-01-2021 | 11:01

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Joe Biden a retiré le bouton rouge à Coca-Cola de Trump

Le président Joe Biden dans le bureau ovale, quelques heures après son investiture le 20 janvier 2020

ETATS-UNIS- Le nouveau président élu Joe Biden vient à peine d’arriver à la Maison-Blanche qu’il s’est déjà mis au travail. En plus d’avoir immédiatement réintégrer les Etats-Unis dans l’Accord de Paris, il a annulé certaines mesures phares de Trump comme la construction du mur à la frontière avec le Mexique et le Muslim travel Ban, qui interdisait l’entrée sur le territoire américain de voyageurs en provenance de l’Irak, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen.

Mais Joe Biden a aussi pris une décision autre importante. Il a retiré le bouton rouge qu’utilisait Trump pour commander du Coca Light. En effet, des internautes ont remarqués que le bouton rouge qui était sur le resolute desk dans le Bureau Ovale a disparu. 

Ce dernier servait à Donald Trump à commander un verre de Coca-Cola Light, comme l’explique un journaliste sur Twitter qui l’avait interviewé en 2019 à la Maison-Blanche. 

“Le président Biden a retiré le bouton Coca-Cola Light. Lorsque @ShippersUnbound et moi avons interviewé Donald Trump en 2019, nous étions fascinés par ce à quoi pouvait servir ce petit bouton rouge. Finalement, Trump appuya dessus et un majordome entra dans le bureau avec un Coca Light sur un plateau d’argent. Ce bouton a maintenant disparu.”

 Ce qui fait bien rire quelques internautes. 

Un bouton distributeur de...boisson

Si Donald Trump utilisait le bouton rouge pour commander du Coca Light, son prédécesseur Barack Obama a lui avoué qu’il utilisait ce bouton pour commander... du thé.

Il aurait confié au milliardaire Richard Branson, l’ancien-propriétaire des magasins Virgin Megastore, qu’il l’utilisait pour commander du thé pour ses invités lorsque ce dernier déjeunait avec le président. “C’est pour les urgences mais je l’utilise pour commander du thé maintenant”, avait expliqué Barack Obama.

Reste à savoir si Joe Biden réinstallera ce bouton rouge afin de perpétuer la tradition... et commander une boisson.

À voir également sur Le HuffPost: Maintenant que Biden est président, le Dr Fauci se sent “libéré”

Posté le 22-01-2021 | 10:01

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Le FBI offre 75.000 dollars pour retrouver le poseur de bombes du Capitole

ÉTATS-UNIS - La police fédérale américaine a augmenté, ce jeudi 21 janvier, à 75.000 dollars sa prime pour toute information aidant à identifier l’individu ayant placé deux bombes artisanales lors de l’assaut sur le Capitole à Washington le 6 janvier.

Cette personne, que l’on peut voir sur une vidéo de surveillance vêtue d’un sweat à capuche gris et portant des gants, le visage caché par un masque, aurait placé les engins à l’extérieur des bâtiments abritant les bureaux des partis démocrate et républicain, près du Capitole.

Les bombes n’ont pas explosé, mais ont été considérées comme étant le signe d’une possible planification de l’assaut et de la gravité de la menace contre le Capitole de la part des partisans du président d’alors, Donald Trump.

Un moyen de faire diversion?

Des analystes, dont l’ancien chef de la police du Capitole, soupçonnent ces engins d’avoir été mis au point pour servir de diversion, afin d’éloigner les forces de l’ordre pour que les assaillants puissent envahir le Capitole.

L’annonce du FBI laisse entendre que la police fédérale n’a pas encore de pistes sur l’identité de la personne. La prime avait d’abord été fixée à 50.000 dollars. Le FBI évoque notamment les chaussures du suspect, des baskets Nike Air Max Speed Turf, relativement rares, et qui pourraient provenir d’une récente réédition.

Des centaines de personnes pourraient être poursuivies pour l’attaque du 6 janvier. Ce jour-là, des partisans trumpistes, chauffés à blanc par le refus du milliardaire républicain de reconnaître sa défaite à la présidentielle, avaient pris d’assaut ce lieu hautement symbolique. Les violences ont fait cinq morts et choqué l’Amérique et le monde.

Le gouvernement fédéral a pour l’instant inculpé une centaine de personnes, selon le décompte du programme sur l’extrémisme de l’université George Washington: 102 hommes et 15 femmes venant de 35 États américains et Washington. Plusieurs d’entre elles ont été identifiées grâce à des publications sur les réseaux sociaux, notamment des vidéos que des assaillants eux-mêmes ont diffusées.

À voir également sur le HuffPost: L’hommage de la police de Washington après la mort d’un agent blessé au Capitole

Posté le 22-01-2021 | 10:01

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Culturebox, une nouvelle chaîne de France Télévisions dès février

Les Vieilles Charrues (comme ici lors de l'édition 2019) feront partie des captations retransmises sur Culturebox.

TÉLÉVISION - France Télévisions va lancer début février une chaîne éphémère sur la TNT, pour soutenir la culture particulièrement pénalisée par la crise du Covid-19, qui sera diffusée jusqu’à la réouverture des lieux culturels, a annoncé ce vendredi 22 janvier le groupe public dans un communiqué.

Baptisée “Culturebox”, comme le nom du site regroupant les contenus culturels de France Télévisions, cette chaîne gratuite sera accessible sur “tous les écrans, notamment sur le bouquet de la TNT”. 

“Nous avons décidé de lancer une chaîne pour soutenir la culture, reconnecter les artistes avec leur public et donner une exposition maximale à tous les arts en ces temps de fermeture des salles de spectacles”, a expliqué la PDG de France Télévisions Delphine Ernotte, dans un entretien au Figaro.

Spectacles, captations et tables rondes

Le projet a été monté avec le double soutien de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot et du président du CSA Roch-Olivier Maistre, sans lesquels “le lancement de cette chaîne en un temps record n’aurait jamais été possible”. Celle-ci a été élaborée en l’espace de quelques semaines.

Les vieilles Charrues, le Festival d’Avignon... La chaîne proposera des concerts, spectacles et autres captations de festivals, dont des spectacles inédits, ainsi qu’un rendez-vous quotidien avec des invités du monde de la culture, et des rediffusions de programmes produits par le groupe public.

“Nous disposons déjà d’un catalogue exceptionnel de près de 500 spectacles, a précisé Delphine Ernotte. Ce sera aussi une manière de montrer la richesse de notre fonds déjà disponible en numérique.” La grille n’a, pour le moment, pas encore été établie. 

5 millions d’euros

Concrètement, “la chaîne sera éphémère et s’arrêtera lorsque les salles rouvriront. Elle sera disponible en TNT, j’espère sur le canal 19 libéré suite à l’arrêt de France Ô, ainsi que sur notre plateforme France.tv.”, précise Delphine Ernotte. La chaîne ultramarine qui a cessé d’émettre l’an dernier, libérant ainsi une fréquence sur la TNT.

Elle ajoute: “Je compte aussi demander aux opérateurs télécoms de la proposer sur leurs box, pour qu’elle soit accessible à tous les Français.”

La création de cette chaîne représente un effort budgétaire notable, dans un groupe engagé dans un plan d’économie et dont les crédits publics ont été rabotés. “Cette chaîne aura un coût estimé de 5 millions d’euros, que France Télévisions prendra en charge totalement. Nous ne demanderons donc pas d’argent supplémentaire à l’État”, et elle fonctionnera sans publicité (mais avec d’éventuels parrainages).

À voir également sur Le HuffPost: Delphine Ernotte taclée par le CSA pour le manque de diversité à France TV

Posté le 22-01-2021 | 09:01

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J'étais prof par passion, mais aujourd'hui, je décide de changer de métier - BLOG

Tout au long de mes études, j’entendais le concert de découragements: “Mais c’est quoi, prof de FLE?”, “C’est hyper précaire, comme métier!”, “Tu ne gagneras jamais bien ta vie.”. Mais la passion, ça ne se compte pas en euros.

ENSEIGNEMENT —Je n’ai pas choisi l’enseignement, c’est l’enseignement qui m’a choisie. Quand je me suis retrouvée par hasard, à l’âge de dix-huit ans, devant une cinquantaine d’étudiants dans une prestigieuse université américaine, j’y ai vu mon destin. Le coup de foudre. J’étais alors moi-même une étudiante perdue, ayant passé ma première année de Licence à errer dans les couloirs de la fac sans trop savoir ce que je faisais là.

À l’issue de mon voyage outre-Atlantique, c’était décidé: je deviendrai professeur de Français Langue Etrangère (FLE pour les intimes). Totalement inadaptée au système universitaire français, je me suis pourtant accrochée, et 5 ans plus tard, j’ai décroché le sésame: la Licence LLCER Anglais, parcours FLE. Mais la route était encore longue. Qu’à cela ne tienne, rien ne pouvait me détourner de mon objectif: je me suis inscrite en M1 FLE, puis en Master FLE, que j’ai finalement remporté haut la main. Major de promo, même dans les Sciences Humaines, ce n’est pas rien!

Tout au long de ce parcours, j’entendais le concert de découragements: “Mais c’est quoi, prof de FLE?”, “C’est hyper précaire, comme métier!”, “Tu ne gagneras jamais bien ta vie.”. Mais la passion, ça ne se compte pas en euros.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous lestémoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide!

Me voilà diplômée, et obtenant mon premier contrat en tant que Volontaire International à l’Université de Jordanie, j’annonçais à qui voulait l’entendre le salaire mirobolant de 2354 euros net par mois que j’allais gagner pendant un an: ce fut un grand coup de pied dans l’entrejambe des rumeurs dénonçant la précarité légendaire du Prof de FLE. 

L’autoentreprise comme planche de salut

Seulement voilà, à mon retour en France, ce fut le chômage, sans indemnité, puisque c’était l’accord passé avec le MAE: j’étais exonérée d’impôts pendant mon année à l’étranger, mais je n’avais droit à rien à mon retour (enfin si, le RSA).

Face au vide intersidéral des offres d’emploi intéressantes (donc rentables), je me suis mise à mon compte en tant qu’autoentrepreneur, et j’ai été “recrutée” par un Centre de Formation. Je devais enseigner le français à des demandeurs d’emploi non francophones, fraîchement débarqués sur le sol français. L’aspect pratique (pour le Centre) c’est qu’il n’avait pas à payer les charges sur son salarié. Sur 31 euros de l’heure, j’en enlevais 24,5% que je reversais à l’État.

Je suis peut-être professeur de français, mais je sais compter. Je devais donc enchaîner les heures, à un rythme inhumain, pour pouvoir payer mon loyer et remplir mon frigo, puis je rentrais chez moi, épuisée, pour préparer les cours du lendemain et effectuer des tâches administratives chronophages et évidemment non rémunérées.

L’appel du pied de la fonction publique

Puis j’ai été touchée par la grâce: l’Université de ma ville m’a proposé un CDD, rémunéré 43 euros bruts de l’heure! Je quittais ma casquette d’autoentrepreneur et me réfugiais, allègre, dans le giron de la Fonction publique. Ce que j’ignorais encore, c’est que sans doctorat, sans agrégation, sans CAPES, j’étais une moins que rien. Autrement dit: une enseignante contractuelle.

Mais l’université a vite réparé mon ego blessé: j’étais promue Responsable du FLE au sein de la Faculté des Langues étrangères! En plus des heures d’enseignement (rémunérées) et de préparation des cours (non rémunérées), je m’occupais de l’inscription des 300 étudiants non francophones qui se présentaient à la porte de mon bureau (j’avais un bureau!!), de la passation des tests de niveau, de la mise en place et de la correction des examens, et des sessions de rattrapage. Mon contrat stipulait que j’étais rémunérée pour 384 heures d’enseignement pour un an, mais en réalité, je travaillais plus de 2000 heures sur 12 mois. Je gagnais 1300 euros nets par mois, j’avais un Bac+5, je travaillais en partie gratuitement, et l’agrégation et le CAPES FLE n’existaient pas.

La déconvenue et la décision

J’étais prise au piège. Vous noterez que j’utilise l’imparfait: après des mois de bons et loyaux services, je suis tombée gravement malade, et j’ai subi un arrêt maladie de quatre mois. Cela n’a pas plu au Dieu de la Fonction publique: à la rentrée suivante, on m’a enlevé la moitié de mes heures sur mon contrat. De 384, je passais à 192 heures de rémunération par an. J’aurais dû vivre avec 650 euros par mois. Dégoutée, je refusais le “contrat”, et m’en allais, la tête bien basse, dans la médiocrité de l’éternelle recherche d’emploi. J’en ai trouvé quelques-uns: la plupart, rémunérés 12,95 euros bruts de l’heure. Comment toucher les bas-fonds? Devenez prof de FLE.

Alors j’en ai parlé à ma psy. Elle, je la paye 60 euros de l’heure, et elle a, comme moi, un Bac+5. Alors certes, elle enlève 24,5% qu’elle reverse à l’État (ce veinard), mais quand je m’assois en face d’elle pour lui raconter ma vie, elle n’a pas eu à faire deux ou trois heures de préparation en amont de la séance. Je connais d’autres personnes qui ont un Bac+5, ils sont cadres dans le marketing, commerciaux, chefs de projets informatiques… et ils gagnent bien plus que je ne gagnerai jamais. Alors, dites-moi, qu’est-ce qui justifie le fait qu’un professeur (de FLE ou de toute autre discipline) gagne deux voire trois fois moins qu’une autre personne dans la même catégorie socioprofessionnelle? 

Cela montre bien la perception que la société a de l’enseignant, ce pauvre larbin, juste bon à se faire décapiter ou à torcher les fesses des gamins.  

Aujourd’hui, je décide non pas de changer d’emploi, mais de changer de métier.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi ces profs ne croient pas aux promesses de revalorisation

Posté le 22-01-2021 | 09:01

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Le regroupement familial ne peut pas être gelé par le Covid, tranche le Conseil d'Éta

Dans une décision rendue le 21 janvier, le Conseil d'État estime que le covid-19 n'est pas un motif suffisant pour limiter le regroupement familial (image d'illustration prise en février 2014). 

CORONAVIRUS - Le Conseil d’État a suspendu ce jeudi 21 janvier le gel de la délivrance de visas de regroupement familial aux conjoints et enfants d’étrangers non-européens résidant en France, décidé par le gouvernement à cause de la crise sanitaire du covid-19.

Saisi par plusieurs associations dont la Ligue des droits de l’Homme et la Cimade, le Conseil d’État a estimé que cette mesure portait “une atteinte disproportionnée au droit à la vie familiale normale et à l’intérêt supérieur de l’enfant”, a-t-il indiqué dans un communiqué accompagnant sa décision.

Dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de covid-19, le gouvernement avait décidé en mars 2020 de limiter la circulation sur le territoire national des personnes en provenance de l’étranger.

Pas d’augmentation du risque de contamination

Depuis, à de rares exceptions près, les membres de la famille des ressortissants d’autres nationalités résidant en France ne peuvent plus entrer sur le territoire national, contrairement aux conjoints et enfants de citoyens français ou européens. À la mi-décembre, neuf associations, syndicats et personnes étrangères concernées ont saisi le Conseil d’État pour qu’il suspende cette mesure.

Dans sa décision, le juge a rappelé que le nombre des personnes bénéficiant du regroupement familial n’excédait pas en temps normal 60 personnes par jour et que “l’administration n’apporte pas d’élément montrant qu’un tel flux pourrait contribuer de manière significative à une augmentation du risque de propagation du covid-19”.

Il a ajouté que des mesures de dépistage et d’isolement “peuvent être appliquées aux intéressés” comme aux autres.

Le Conseil d’État a par ailleurs argué “que la mesure attaquée porte une atteinte grave au droit à la vie familiale normale de l’ensemble des intéressés et à l’intérêt supérieur des enfants en cause” et conclu qu’il existait “un doute sérieux” sur sa légalité “qui justifie qu’elle soit suspendue”.

À voir également sur le HuffPost: Dans les Alpes, les migrants face à une police aux frontières renforcée

Posté le 22-01-2021 | 09:01

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