Retour

Pierre Maudet: la campagne de la dernière chance

Tout a été dit sur Pierre Maudet, croyez-vous? Nous allons tenter de vous prouver le contraire. D’abord, difficile de dire si cette campagne pour l’élection complémentaire au Conseil d’Etat les 7 et 28 mars (pour le 2e tour) est une pantalonnade, une ultime «Genferei», un rendez-vous du destin pour cet homme que les Genevois ont adulé avant de le voir s’enfoncer dans les mensonges, ou alors un virage politique important pour le canton.

Car cette élection, au-delà du sort qu'elle réservera à M. Maudet, pourrait bouleverser les majorités. La droite part en ordre dispersé alors que la gauche fait front commun. Elle pourrait aussi raviver les tensions au sein du PLR entre radicaux et libéraux. Elle montrera encore l'extraordinaire difficulté de faire compagne en pleine pandémie. Dans tous les cas, nous serons là, pour couvrir les deux prochains mois avec une série d’épisodes, mêlant actualités et approfondissements.

**Nathalie**: [Pour ce premier épisode](https://www.heidi.news/explorations/pierre-maudet-la-campagne-de-la-derniere-chance/que-fait-pierre-maudet-de-ses-journees), je me suis posé une question simple: que peut bien faire Pierre Maudet de ses journées? **Marc**: Et alors? **Nathalie**: Je me suis postée devant sa permanence de conseil aux laissés-pour-compte de la pandémie. Je n’ai pas pu suivre les entretiens, mais le résultat est intéressant. L’épisode raconte sa détermination à faire campagne dans d’étranges conditions. Et on peut lui faire confiance pour nous réserver des surprises, comme en atteste son livre paru mercredi. **Marc**: Cela valait la peine de te congeler des heures durant en Vieille-Ville? **Nathalie**: Cela m’a au moins permis de constater qu’il ne chôme pas, qu’il croit en sa réélection et surtout qu’il bénéficie encore, malgré tout, du soutien d’une partie de la population. Et toi, tu te penches sur quoi? **Marc**: L’étonnant destin de celui qui était surnommé «M. Propre», l’ardent promoteur de la salubrité publique, dans les rues comme en politique. Puis nous nous intéresserons à ses soutiens, à ses ennemis, à son ancien parti et, bien évidemment, à son procès qui surgira en pleine campagne. Il lui est reproché d’avoir accepté un avantage en se faisant offrir le séjour à Abu Dhabi qui a causé sa chute. **Nathalie**: Le dossier semble solide? **Marc**: Gageons que le Ministère public n’a pas instruit une telle affaire à la légère. On verra bientôt si ces audiences de jugement constitueront une formidable tribune politique ou un pilori. **Nathalie**: Dans tous les cas, s’il est condamné, il peut faire recours. Mais s’il est élu, cela donnera une situation vraiment inédite. **Marc**: Tu crois qu’il a des chances? **Nathalie**: On ne sait jamais. Son étoile a indéniablement pâli, mais il reste une bête politique qui ne manque pas d’idées pour faire bouger les choses. Et toi? **Marc**: Ce scénario serait ahurissant à tout point de vue. Une caution populaire du mensonge en politique, construit de surcroît pour se soustraire aux questionnements de la justice. Un probable séisme à droite, au moins au PLR qui reste le premier parti du canton. Et surtout, comment le Conseil d’Etat pourrait-il fonctionner en pareilles circonstances? **Nathalie**: C’est vrai que cela ne serait pas évident. Mais la pandémie crée un contexte particulier. Il ne faut pas sous-estimer le ras-le-bol envers les mesures sanitaires, même si ce n’est pas forcément rationnel. Pierre Maudet a bien compris ce ressenti d’une frange de la population. Il est habile, il pourrait en tirer profit. Il est soutenu par bon nombre de petits commerçants, d’entrepreneurs et de restaurateurs. Sans oublier l’aile radicale du PLR, qui (re)commence à lui afficher publiquement son soutien. D'où l'intérêt de suivre cette campagne de près. **Marc**: Je ne suis pas certain que cela suffise, arithmétiquement... Et face à lui le PLR a aligné un poids lourd. **Nathalie**: Probablement que ça ne suffira pas. Mais ce n’est pas la première fois qu’on le dit perdu d’avance. Souviens-toi, en 2012 lors de l’élection partielle à ce même Conseil d’Etat après la démission forcée de Mark Muller. Peu de gens pariaient sur Maudet. **Marc**: Juste, mais à cette époque il venait d’achever une année plutôt réussie en tant que maire de Genève. La configuration n’avait rien à voir! **Nathalie**: C’est vrai. Voyons le 7 mars s'il se révélera M le Phoenix, qui renaît de ses cendres... **Marc**: ou M le Maudit qui a menti.

Posté le 23-01-2021 | 05:01

Retour

Que fait Pierre Maudet de ses journées?

Alors qu’il n’a plus de département ni d’obligation étatique – sauf celle de siéger le mercredi aux séances du Conseil d’Etat -, comment Pierre Maudet occupe-t-il son temps? Et comment faire campagne alors que les marchés, les restaurants, tout est fermé? Le magistrat démissionnaire, candidat à sa propre succession, ne manque pas d’idées sur la question. Nous l’avons suivi un jour entier, pour voir sa stratégie de nos propres yeux. Il était au courant de notre présence, mais nous n’avons pas assisté aux entretiens. Observation silencieuse, donc.

Pas âme qui vive dans la Vieille-Ville. Sauf celle d’un Conseiller d’Etat sur la sellette, en quête de réélection. Il est 7 heures ce lundi 18 janvier à Genève, il fait encore nuit et la température est glaciale. A l’angle de la rue de Toutes-Ames, justement, et de la bien nommée en temps de pandémie rue des Barrières, trône l’emblématique Taverne de la Madeleine, enseigne sans alcool appartenant à la Croix-Bleue.

Pierre Maudet, lui, n’est enivré que par la mission qu’il s’est auto-assignée en guise de campagne électorale: recevoir là entrepreneurs, commerçants, restaurateurs et autres indépendants désespérés par les conséquences de la crise sanitaire et par les décisions fédérales et cantonales qui les privent de client, de travail, de revenus. Une femme, justement, attend depuis dix minutes. Elle s’engouffre pour une demi-heure dans la «permanence» et ressort contente.

Cette dirigeante et employée de sa Sàrl n’a pas reçu de réponse au courrier envoyé à l’Etat en novembre dernier. *«Pourtant, en mars, j’avais écrit au département du développement économique (*ndlr l’ancien département de Pierre Maudet)*. J’avais rapidement obtenu une indemnisation»*, dit-elle. Elle se souvient aussi avoir été touchée par le retour du courrier: *«Un mot manuscrit du magistrat accompagnait la réponse!»* Elle ne dira pas si elle votera pour lui mais admire son côté bosseur et efficace. Que pense-t-elle de ses mensonges? Elle hausse les épaules et lâche: *«tout le monde fait des erreurs».* Cette réponse sera donnée plus d’une fois dans la journée par la douzaine de personnes qui poussera la porte de la «permanence». Certains rajouteront: *«La différence par rapport aux autres politiciens, c’est que lui s’est fait prendre»*. Ou encore: *«Dans cette période de crise, je préfère un homme d’action qui pense à nous quand bien même il a menti.»* L’agacement, voilà ce qui caractérise ces indépendants ou salariés qui se sont tournés vers le Conseiller d’Etat sans portefeuille. *«Pas moins de sept recommandés depuis septembre et pas une seule réponse de l’Etat!»*, s’offusque ce professionnel actif dans l’événementiel. Son ton irrité s’adoucit quand il s’agit de Pierre Maudet: *«Il faut savoir pardonner. Et celui qui a fait de nombreuses erreurs est plus enclin à ne pas les reproduire»*. Venus chercher de l’aide auprès de celui qui leur tend la main, auraient-ils osé le critiquer? Parmi les rencontres de la matinée, il y a une propriétaire de boutique de seconde main dont le «Click and Collect» ne peut être mis en place, dont le loyer n’a pas été suspendu ou pris en charge, dont les autres charges fixes perdurent. Elle se compare à son amie active dans le même domaine dans une petite commune française mais qui, elle, a déjà perçu de généreuses aides financières de la République. Il y a aussi des jeunes entrepreneurs. L’un, en trottinette électrique, actif dans la blanchisserie-pressing, a perdu 60% de sa clientèle composée principalement de restaurateurs, hôteliers, et employés de banque dont les costumes restent bien propres dans les armoires depuis que le télétravail est devenu une norme. Suivent une coiffeuse; un coach mental; une société qui commercialise du CBD; une tenancière de salon de massage puis un trio de jeunes entrepreneurs dont la société a pour vocation de simplifier la vie de l’entourage d’une personne décédée, notamment en ce qui concerne l’héritage numérique du défunt. Ils arrivent avec un sac en toile bleu, sur lequel est écrit, en clin d’œil, *«Je suis indépendant»*, et rempli de quatre plaques de chocolat Charlie Ganache, autre enseigne genevoise qui a probablement souffert des restrictions sanitaires. Davantage que des conseils, c’est une oreille attentive que le magistrat offre à ses visiteurs. Face à la Taverne, il y a l’église de la Madeleine dont un vitrail illuminé offre une représentation de Jésus apposant ses mains sur les épaules de ses fidèles. Ne pas confondre! Parfois, Pierre Maudet fait jouer son réseau pour mettre en relation un avocat bénévole et une dame aux prises avec l’office des poursuites ou un jeune homme qui rêve de travailler dans un domaine où le politicien connaît un directeur. Des petits coups de pouce, pas encore de miracle. Une jeune femme a tout de même trouvé un emploi: depuis deux semaines elle officie à la «permanence» comme son assistante. Job temporaire, rémunéré par… l’Association de soutien à l’action politique du candidat. A 14 heures 30, après un dernier rendez-vous avec un homme souhaitant lui apporter un soutien financier pour sa campagne –  *Le Matin Dimanche* a annoncé un budget de campagne de 100’000 francs pris en charge par une vingtaine de mécènes –, Pierre Maudet quitte la Madeleine pour se rendre en bus à son bureau de la Jonction. C’est au rez-de-chaussée d’un bâtiment rouge du Boulevard de Saint-Georges que le conseiller d’Etat a été «installé» par ses confrères. Des tables blanches, des piles de dossiers, un ordinateur. Rien à voir avec le standing de conseiller d’Etat, on dirait plutôt l’espace dévolu à un stagiaire qu’on ne saurait où installer. C’est ici que Pierre Maudet passera les prochaines heures, jusqu’à la tombée de la nuit. Deux rendez-vous avec des entrepreneurs dans l’énergie verte pour développer un jour les emplois et la formation dans ce domaine, et augmenter le nombre de panneaux solaires sur les toits genevois. Bonne surprise de la journée à 18 heures. Un livreur dépose quelques exemplaires du livre que Pierre Maudet a écrit durant les fêtes, *«Quarantaine. Chronique d’une crise annoncée.»* Plus tôt dans la journée, il a acheté des enveloppes et s'attable pour quelques dédicaces. Il prépare seul les envois et passera demain à la poste. Privé de son armée de petites mains longtemps fournies par l’Etat, voilà un magistrat réduit à coller des timbres. Il est 21 heures quand il reprend le bus pour rentrer chez lui. Dès lundi 25 janvier, sa «permanence» va déménager à Meyrin, dans un commerce prêté par une amie. Elle pourrait devenir itinérante, pour toucher plus de gens. Avant cela, Pierre Maudet a rédigé, entre deux rendez-vous, une note à l’attention de ses «collègues» du Conseil d’Etat pour la séance de mercredi. Une des friponneries dont il a le secret: mettre en place une «plateforme de mobilisation» dans les halles vides de Palexpo, pour aider les entreprises avec les indemnités Covid. Dans son post LinkedIn le lendemain de la séance, il explique: *«L’Etat pourrait annoncer la création d’un pool financier et faire un appel au recrutement pour que des expert-e-s comptables, financier-ères, fiduciaires indépendant-e-s participent au calcul sommaire des indemnités à verser. Cette plateforme aurait le double avantage d’accélérer les versements et de faire travailler des professionnel-e-s à la retraite ou des demandeurs et demandeuses d’emploi expert-e-s dans la comptabilité et les finances.»* Une permanence géante, en quelque sorte. Et une friponnerie, parce que si le Conseil d’Etat accepte le projet, c’est une victoire majeure pour celui qui en a presque été exclu, et si ses collègues le refusent ou procrastinent, alors c’est aussi une victoire pour Pierre Maudet, qui veut d’apparaître comme le seul magistrat ayant le souci des «vrais gens». Minuit. Il éteint enfin la lumière. Et demain que fera-t-il? Probablement la même chose et cela pour la quarantaine de jours qui le séparent du premier tour des élections: tenter de convaincre la population de la sincérité de son engagement. Publier sur son site son agenda rétrospectif ou rendre compte de ses actions et propositions sur les réseaux sociaux suffiront-ils pour que les électeurs lui accordent leur pardon?

Posté le 23-01-2021 | 04:01

Retour

Les Genevois n’auront pas besoin de test PCR pour passer la frontière: les grandes étapes de la pandémie

Heidi.news adapte sa présentation de l'évolution de l'épidémie: nouveaux cas, hospitalisations et décès sont accessibles dans le graphe interactif ci-dessus, où vous pouvez choisir la courbe que vous voulez suivre. La carte du pays avec représentation cantonale sera mise à jour une fois par semaine, le jeudi. Elle montre l'évolution hebdomadaire du nombre de nouveaux cas. Les chiffres de l'OFSP sont publiés ci-dessous, ainsi que le suivi des principales informations nationales et internationales sur la pandémie.

23 janvier. Dès dimanche, les personnes arrivant en France devront être en mesure de présenter aux autorités un test PCR négatif, effectué dans les 72 heures avant le départ en voyage. Cette obligation ne concerne en revanche ni les frontaliers, ni les personnes qui arrivent en France par voie terrestre, c’est-à-dire par la route ou le train, ont précisé les autorités françaises dans la soirée de vendredi. Les automobilistes genevois pourront donc circuler comme de coutume. 

Vendredi 22 janvier. Pour éviter de participer à la propagation virale, l’armée a entrepris de faire passer des tests PCR à l’ensemble des recrues et des cadres de l’école de recrues, dans les deux jours après leur arrivée en caserne. Au 21 janvier, 4% des tests étaient positifs. Les personnes concernées ont été placées en isolement, et leur entourage immédiat en quarantaine.

Dès dimanche, les personnes arrivant en France — frontaliers, travailleurs «essentiels», et transport terrestre exceptés —, devront être en mesure de présenter aux autorités un test PCR négatif, effectué dans les 72 heures avant le départ en voyage. Le 14 janvier, le gouvernement français avait décidé de soumettre cette obligation aux voyageurs en provenance des pays situés hors Union européenne. Cette règle s’applique désormais aussi aux voyageurs issus de l’UE.

Au niveau européen, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a par ailleurs déclaré, à la suite du Conseil européen, jeudi 21 janvier, que «tous les voyages non essentiels doivent être fortement déconseillés (…) en raison de la situation sanitaire très grave».

Avec 348,9 cas pour 100’000 habitants, l’épidémie poursuit son recul en Suisse. La situation de ce vendredi par rapport à celle du 15 janvier indique une baisse de 10% des nouvelles infections. Au niveau des hospitalisations et des décès, le reflux se confirme également.

Les disparités cantonales demeurent néanmoins importantes:

  1. Jura = 500,1 (368 nouveaux cas en 14 jours).

  2. Valais = 483,6 (1671 nouveaux cas en 14 jours).

  3. Glaris = 470,5 (191 nouveaux cas en 14 jours).

  4. Uri = 438,6 (161 nouveaux cas en 14 jours).

  5. Nidwald = 420 (181 nouveaux cas en 14 jours).

  6. Lucerne = 403,7 (1668 nouveaux cas en 14 jours).

En chiffres absolus, les cantons enregistrant le plus de nouveaux cas ces deux dernières semaines sont:

  1. Zurich (5251), à la baisse

  2. Berne (2996), à la baisse

  3. Vaud (2871), à la baisse

  4. Argovie (2529), à la baisse

A la mi-journée, l’OFSP a annoncé 2156 nouveaux tests positifs, 92 nouvelles hospitalisations et 62 nouveaux décès, pour 26’667 tests effectués ces dernières 24 heures.

La Suisse et la Principauté de Liechtenstein comptent désormais 509’279 cas testés positifs et 8345 décès.

Pour ce qui est de la recherche des contacts, 16’283 personnes sont actuellement en isolement et 25’431 contacts en quarantaine. 2820 personnes sont placées en quarantaine après être rentrées d’un pays à risque. Depuis le 24 janvier, 3’656’457 tests PCR ont été effectués, dont 13,2% positifs. Depuis le début du mois de novembre, 479’257 tests antigéniques ont été effectués, dont 13,1% positifs.

Pour ce qui est du taux de reproduction effectif (Re) du virus, il s’établit à 0,79 (estimation du 12 janvier) au niveau national. Seuls deux cantons ont un Re au-dessus de 1:

  1. Genève = 1,07

  2. Obwald = 1,06

Etat du monde le 22 janvier

Plus de 2 millions de personnes sont décédées des suites du Covid-19 dans le monde, pour plus de 97,6 millions d’infections et plus de 53,8 millions de guérisons déclarées. Les cinq pays qui comptent le plus grand nombre de décès sont: Etats-Unis (plus de 410’300), Brésil (plus de 214'100), Inde (plus de 153’000), Mexique (plus de 146’100), Royaume-Uni (plus de 94’700 décès).

Voir plus

Posté le 22-01-2021 | 23:01

Retour

Le richissime diamantaire Beny Steinmetz jugé coupable de corruption

La défense voulait que Tribunal correctionnel de Genève se contente de juger deux hommes et une femme, qu’abstraction soit faite de la dimension historique de ce premier procès pour corruption internationale tenu en Suisse. Et c’est exactement ce qu’ont fait les trois juges, vendredi 22 janvier. La présidente, Alexandra Banna, qui a motivé son verdict durant plus de deux heures à une cadence soutenue, est parvenue à la conclusion que les trois prévenus ne méritaient aucune clémence.

Boomerang. Pour Beny Steinmetz, le milliardaire qui a développé un empire diversifié à partir du commerce de diamant, le constat est implacable: il a livré des «explications fantaisistes» et n’a démontré «aucune prise de conscience» quant à sa «faute grave». Bien au contraire même puisqu’il «se pose en victime d’un complot mondial», «en bienfaiteur de l’Afrique». Une manière cinglante de renvoyer à Me Marc Bonnant sa plaidoirie en pleine figure, lui qui cumule deux casquettes dans ce procès: celle de l’avocat du diamantaire et du président de la fondation Balda, sise au Liechtenstein, qui chapeaute l’empire Steinmetz.

Voir plus

Posté le 22-01-2021 | 21:01

Retour

Le cloud suisse est-il vraiment souverain?

110 millions de francs pour développer des services cloud pour la Confédération. L’appel d’offre, annoncé début décembre, semblait augurer le meilleur pour le développement d’un «Swiss Cloud» souverain plusieurs fois mentionné par Berne. Mais la liste des exigences a douché les espoirs des acteurs helvétiques du secteur, selon Infomaniak, qui a alerté la presse.

Pourquoi on en parle. La Confédération a évoqué à plusieurs reprises l'idée d’un cloud helvétique mais sans jamais s'arrêter sur la forme qu'il devrait prendre. Une étude de faisabilité, commandée en avril 2020, devait sortir en juin prochain. Finalement, en décembre, au même moment que l’appel d’offre, Berne semblait déjà se rabattre sur un plus modeste label «Swiss Cloud».

Voir plus

Posté le 22-01-2021 | 20:01

Retour

VIDÉO - Où sont tous les extraterrestres qui devraient peupler la galaxie?

Où sont tous ces extraterrestres, en avance sur nous, qui devraient en théorie peupler la galaxie? C’est l’embarrassante question qu’a formulée le physicien italien Enrico Fermi dans les années 50. C’est ce que l’on appelle depuis le paradoxe de Fermi. Et cette vidéo de PopScience vous l’explique avec Rick et Morty.

Commençons par des constats: notre galaxie, la Voie Lactée, compte 200 milliards d’étoiles. Autour de certaines de ces étoiles, les astronomes ont déjà découvert plus de 4000 planètes, des planètes dites extrasolaires, car situées en dehors de notre système solaire. En extrapolant ce nombre,  ils estiment que la Voie Lactée est peuplée de quelques 10 milliards de planètes qui ont les qualités requises pour abriter la vie. On les appelle les planètes habitables. Autre constat: notre planète est née voici 4,5 milliards d’années, la vie est apparue à la surface il y a 3,8 milliards d’années. Mais l’univers, lui, a 13,8 milliards d’années. Il est donc né 10 MILLIARDS d’années avant la vie terrestre.

Admettons que sur quelques-unes des 10 milliards de planètes habitables qu’abrite notre galaxie, la vie ait bel et bien émergé et évolué vers une forme intelligente. Il n’y a aucune raison de penser que cette civilisation a émergé en même temps que la vie terrestre. Disons qu’elle a émergé un milliard d’années avant, ce qui est peu au regard de l’âge de l’univers. En un milliards d’années d’évolution, elle aurait en théorie largement eu le temps de coloniser la galaxie toute entière, en élargissant peu à peu son emprise, de système planétaire en système planétaire. Alors pourquoi l’univers ne grouille-t-il pas de vaisseaux et de créatures? Voici plusieurs décennies que des chercheurs de tous horizons, voire des auteurs de science fiction tentent de résoudre ce paradoxe. Plusieurs solutions intéressantes ont été proposées: * Le voyage interstellaire, même pour une civilisation ultra avancée, c’est quand même un sacré challenge. Pour vous donner une idée, Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil, est tout de même à 4,26 années-lumière. Si seulement 1m séparait la Terre du Soleil, alors Proxima se trouverait à 280km. Pour atteindre cette étoile “proche”, Voyager 1, l’objet le plus lointain jamais envoyé par l’homme, qui navigue à 1/18000ème de la vitesse de la lumière mettrait… 80’000 ans!!! Admettons qu’une civilisation atteigne la vitesse folle de 10% de la vitesse de la lumière. pour couvrir les 100’000 années-lumière de diamètre de la galaxie de proche en proche, il faudrait quand même compter un bon million d’années. Alors peut-être qu’une civilisation n’a pas envie de se lancer dans un voyage si galère. Peut-être que ces civilisations ont des envies de conquêtes, mais qu’elles s’autodétruisent avant d’arriver au premier système. Regardez nous, on est bien partis pour s’autodétruire et pourtant, on n’a pas encore posé le pied sur Mars! * Peut-être que plusieurs civilisations avancées ont émergé, mais qu’elles ont atteint un niveau de sagesse tel qu’elles renoncent à la colonisation galactique pour des raisons écologiques. * Peut-être aussi que, poussés par la même sagesse, elles choisissent délibérément de ne pas nous importuner, de la même manière que l’on crée des sanctuaires naturels sur terre. * Peut-être encore que ces civilisations sont si avancées qu’elles ne nous remarquent même pas, nous méprisable civilisation naissante qui commence tout juste à lancer des fusées… A la question «Où sont-il?» il faut aussi envisager la réponse la plus rabat joie qui soit: ils n’existent pas. Même s’il n’y a a priori aucune raison de supposer que nous sommes exceptionnels, la vie est peut-être bien un phénomène rarissime, voire unique. La Terre a peut-être tout simplement touché le jackpot. En plus d’être dans la zone habitable, c’est à dire l’endroit autour de son étoile où il ne fait ni trop chaud, ni trop froid pour que l’eau subsiste à l’état liquide,  la Terre est dotée d’une grosse Lune qui a stabilisé ses saisons, et elle a connu un enchaînement assez improbable de phénomènes qui ont conduit à l’émergence d’une forme de vie unicellulaire. Forts de ce constat, des chercheurs pensent que la vie est rare, voire inexistante dans l’univers, à part sur Terre. Et si à la question “Sommes-nous seuls dans l’univers?”, la réponse était : “ben ouais” On ne peut s’empêcher de frissonner à l’idée de cette solitude cosmique. D’abord parce qu’être seuls dans cette immensité, c’est quand même bien flippant, ensuite parce que ça nous met une pression monumentale pour que la vie subsiste le plus longtemps possible  sur cette petite planète bleue. ### **Pour aller plus loin** * Le point de vue de Gabriel Chardin, physicien au CNRS, sur le paradoxe de Fermi, publié sur le site du Journal du CNRS, et dans *Libération*: * Les extraterrestres sont-ils verts? Une nouvelle solution au paradoxe de Fermi, expliquée dans la revue Ciel et Espace (abonnés): * Le paradoxe de Fermi, expliqué par David Louapre, sur sa chaîne YouTube Science Étonnante:

Posté le 22-01-2021 | 18:01

Retour

Cinq décès en Suisse après un vaccin Covid-19: pourquoi ce n’est pas très inquiétant

Exceptionnellement, nous avons décidé de mettre cet article à disposition gratuitement, tant ces informations sont utiles pour comprendre l'épidémie. L'information a néanmoins un coût, n'hésitez pas à nous soutenir en vous abonnant.

SwissMedic a dévoilé son premier rapport de pharmacovigilance sur les vaccins Covid-19. Sur 170'000 vaccinations au 21 janvier, on dénombre 16 effets indésirables graves et 5 décès de personnes âgées. On ignore si ces décès, qui ont eu lieu dans les heures ou les jours suivant une injection, sont dus aux vaccins ou à des causes annexes. Pour l’agence réglementaire, il n’y a pas lieu de s’inquiéter et le rapport bénéfice-risque favorable des vaccins reste inchangé.

Pourquoi ce n’est pas alarmant. La survenue de décès dans la foulée des campagnes est inévitable, dès lors que l’on vaccine à grande échelle et chez une population fragile. SwissMedic rappelle ainsi que 2300 personnes de plus de 85 ans décèdent tous les mois en Suisse. Tout l’enjeu consiste à savoir si ces décès sont de simples coïncidences ou non. En l’état des données, l’agence suisse estime qu’il n’y a pas lieu de soupçonner un effet des vaccins. C’est du reste le constat des autres agences dans le monde.

**Les chiffres.** La Suisse a commencé à vacciner dès le 23 décembre dans certains cantons, et officiellement le 11 janvier. À date du 21 janvier, sur 170’000 personnes vaccinées, SwissMedic dénombre: * 42 déclarations d’effets indésirables; * dont 26 sont des réactions légères, déjà identifiées dans les essais vaccinaux, * et 16 ont trait à des effets indésirables graves, parmi lesquels cinq décès. Les cinq décès concernent des personnes âgées de 84 à 92 ans, décédées de pathologies «fréquentes dans cette tranche d’âge». Pour l’heure, l’agence réglementaire exclut un rôle causal des vaccins: > «Malgré la proximité temporelle entre l’injection du vaccin et le décès, on ne peut concrètement, dans aucun de ces cas, soupçonner la vaccination d’être la cause du décès.» Les informations précises n’ont pas été divulguées par l’agence règlementaire suisse – dans l’optique de ne pas porter atteinte à l’anonymat des personnes concernées ou de leur entourage, précise-t-elle à *Heidi.news*. **Corrélation et causalité.** Toute la difficulté du suivi de pharmacovigilance consiste à établir un lien de causalité entre l’intervention (l’injection d’un vaccin Covid-19) et l’événement rapporté, de type effet indésirable grave ou décès. C’est d’autant plus vrai lorsque les vaccins sont administrés à des personnes âgées et malades pour qui la probabilité de décès est déjà élevée – ce qui est le cas avec la campagne actuelle, ciblée sur les EMS et les personnes de plus de 75 ans. L’agence suisse des produits thérapeutiques rappelle ainsi que 2300 personnes de plus de 85 ans décèdent tous les mois en Suisse. Les deux doses de vaccin étant espacées de 3 semaines environ, il est inévitable de constater des décès ayant un lien temporel – mais pas nécessairement causal – avec les vaccinations Covid-19. SwissMedic: > «Pour des raisons purement statistiques, on peut s’attendre à ce que la vaccination de ce groupe de personnes globalement à risque dans un délai court soit nécessairement liée à un certain nombre de cas de décès ayant un lien temporel avec l’injection du vaccin contre le Covid-19.» L’épidémiologiste Blaise Genton (Unisanté), responsable médical de la campagne de vaccination vaudoise, à l’occasion d’un échange préalable avec *Heidi.news*: > «Quand on vaccine en EMS, la probabilité de mourir d’une femme de 90 ans dans la semaine est de 2,5 pour mille. Si on vaccine 1000 personnes, on aura 2 à 3 morts par coïncidence. C’est ce qui arrivé à Lucerne, en lien peut-être un antécédent de grosse réaction au vaccin contre la grippe. On va avoir des décès après la vaccination, par pure coïncidence.» Alessandro Diana, pédiatre à la clinique des Grangettes (Genève) et spécialiste en vaccinologie, indique n’avoir aucune inquiétude au regard des informations disponibles à ce jour: > «A chaque fois qu’on a introduit un nouveau vaccin, le reporting explose. Il y a de tout! Parce qu’on surveille comme du lait sur le feu et qu’on est obligé de signaler. Si un patient nous dit «j’ai les cheveux roses à cause du vaccin», on est presque obligés de signaler.» Dans l’absolu, il n’est pas exclu qu’un vaccin puisse induire un décès chez une personne en état de grande fragilité, via une [fièvre sévère](https://www.medscape.com/viewarticle/944478) ou un choc allergique (environ [1 cas sur 100’000](https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7002e1.htm?s_cid=mm7002e1_w) d’après le CDC américain). Mais [l’histoire de la vaccination](https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4599698/) montre que les évènements fatals sont excessivement rares. Dans tous les cas, le choix de proposer la vaccination repose, non sur une absence totale de risque, mais sur une [balance bénéfices-risques favorable](https://www.heidi.news/sante/manque-de-recul-pourquoi-j-irai-me-faire-vacciner-quand-meme). **La pharmacovigilance en Suisse.** En Suisse, les effets indésirables de tout produit de santé doivent être remontés à SwissMedic par les professionnels de santé s’ils font face à un cas jugé inédit ou inquiétant, ou si les patients le leur demandent. Ils disposent pour cela d’un [système de déclaration en ligne baptisé Elvis](https://www.swissmedic.ch/swissmedic/fr/home/services/egov-services/elvis.html), ou de formulaires PDF ou papier. Cette obligation formelle n’est en général pas très suivie dans les faits: par comparaison avec les autres pays, SwissMedic estime que seuls 20% des effets indésirables susceptibles de donner lieu à une déclaration sont effectivement rapportés en Suisse. Les campagnes de vaccination Covid-19 n’ont pas fondamentalement changé la donne. En pratique, ce sont les médecins responsables des centres de vaccination ou des équipes mobiles qui se charge de déclarer à SwissMedic les éventuels événements préoccupants. La Pre Claire-Anne Sigriest, directrice du centre de vaccination des HUG, indique que la task force, dont elle est membre, n’a pour l’heure pas vocation à s’emparer de la pharmacovigilance des vaccins Covid-19: > «À ce jour, vu le faible risque que la Suisse soit la première à identifier des effets secondaires inattendus, étant donné sa petite taille et la prudence ou la lenteur relative des campagnes de vaccination, cet aspect ne fait pas partie des préoccupations de la task force.» **Dans le monde.** On dénombre plusieurs dizaines de décès post-vaccination Covid-19 dans le monde, où des millions de personnes ont déjà été vaccinés. Aucun pays n’a encore fait état de signaux inquiétants. A ce jour, [seule la Norvège](https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/19/vaccins-contre-le-covid-19-la-norvege-joue-la-prudence_6066734_3244.html) a modifié ses recommandations suite à la détection de 33 décès post-vaccinaux, afin de d’inviter les médecins à évaluer l’opportunité de vacciner les personnes âgées très fragiles ou malades. Il s’agit d’une simple précaution, l’agence norvégienne du médicament estimant par ailleurs [que les données disponibles ne permettent pas d’incriminer les vaccins](https://legemiddelverket.no/Documents/English/Covid-19/Reported%20suspected%20adverse%20reactions%20to%20coronavirus%20vaccines%20as%20of%20January%2021%202021.pdf). La France vient de diffuser un premier [rapport très complet](https://www.ansm.sante.fr/content/download/190401/2493417/version/1/file/20210121_Rapport_hebdomadaire_1_vaccins_COVID_1.pdf), portant sur 135 événements indésirables rapportés chez 388'730 personnes vaccinées. Elle dénombre 9 cas de décès au 19 janvier 2021, qui concernent tous des personnes de plus de 85 ans avec d’importantes comorbidités (démence, infarctus, épilepsie, état fragile ou grabataire…). Aucun n’a été considéré comme lié au vaccin. La probabilité de mettre en évidence un signal clair augmentant avec le nombre d’effets indésirables analysés, la plupart des agences réglementaires dans le monde rassemblent leurs données. C’est le centre de pharmacovigilance de l’OMS, situé à Uppsala (Suède), qui [se charge de les compiler](https://www.nature.com/articles/s41577-020-0372-8) et d’émettre des alertes le cas échéant. Le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale de l’OMS vient lui aussi, vendredi 22 janvier, de rendre [un premier avis](https://www.who.int/news/item/22-01-2021-gacvs-review-deaths-pfizer-biontech-covid-19-vaccine-bnt162b2) sur la sécurité des vaccins Covid-19, après avoir consulté les experts de l’Agence européenne du médicament (EMA) et du centre d’Uppsala. Conclusion: > «Les retours actuels ne suggèrent pas qu’il y ait une hausse inattendue ou dommageable des décès chez les personnes âgées fragiles, ou de quelque effet indésirable inhabituel que ce soit, à la suite de l’administration de BNT162b2 *(le vaccin de Pfizer, ndlr)*.»

Posté le 22-01-2021 | 18:01

Retour

«On pourrait imaginer un salaire de base pérennisé comme nouveau modèle»

Ce témoignage est extrait de notre newsletter hebdomadaire consacrée à la culture et ses grands enjeux «Le Point fort culture». C'est gratuit, inscrivez-vous!

Le 16 janvier dernier, le canton de Zurich introduit un nouveau modèle d'indemnisation pour soutenir les artistes: un revenu de remplacement mensuel de 3840CHF, valable jusqu'à la fin avril 2021. Cette initiative engagée a été applaudie par de nombreux acteurs et actrices culturel·le·s de Suisse romande. «C’est une mesure rapide, non-bureaucratique, à l’image de ce qu’avait proposé l’Allemagne dès le premier confinement», réagit Anne Papilloud, secrétaire générale du Syndicat suisse romand du spectacle.

Nombreuses demandes. Anne Papilloud, c'est un peu «la femme qui murmure à l’oreille du milieu culturel pour toute question administrative ou juridique». Sur Facebook, son nom est sur tous les claviers. La cinquantenaire prend d’ailleurs le temps de répondre à la majorité des demandes de celles et ceux perdu·e·s dans les méandres du système. «J’y travaille depuis des années et je fais encore des découvertes majeures! Par exemple, je suis tombée sur une information à propos d’une aide-chômage pour les indépendant·e·s, inscrite depuis 50 ans dans la Constitution. Cette disposition doit être aujourd’hui mise en acte, plus que jamais avec le Covid qui paralyse tous les secteurs!», souffle-t-elle.

Membre de la task force romande, elle précise que, dans les régions francophones, une série de bourses de recherche et développement ont émergé, avec la même vocation d’apport financier que la démarche zurichoise. «Le but est de rémunérer les travailleurs et travailleuses de la culture pour des activités qui étaient encore hélas bien souvent non-payées». **Un meilleur dialogue.** Grande différence cependant, il faut passer un processus de sélection via une commission pour obtenir ces bourses. L’option «revenu de base» touche davantage d’artistes. «C’est vrai, cela donne davantage l’impression d’un droit acquis à Zurich. Mais notre système de bourses romandes a aussi pour objectif d’aider le plus grand nombre. Et surtout, nous incluons aussi les autres professions de la culture, pas uniquement les artistes.» A titre d’exemple, l’Etat du Valais a déboursé 1,5 millions pour son action, retenant au final 70 projets (sur 173) soutenus en moyenne avec une enveloppe de 20’000 francs. Quel que soit le concept, l’idéal pour Anne Papilloud est que ce type d’initiatives se répande aussi dans les villes. «On pourrait imaginer que cet élan se pérennise comme nouveau modèle après la crise.» Une crise encore synonyme de fermeture pour les arts mais qui aura «au moins» - selon les termes de cette référence de l’administration culturelle - favorisé un meilleur dialogue avec le monde politique. «Je félicite la cohésion de l’ensemble des associations professionnelles. Si j’ai pu survivre ces 9 derniers mois vu la montagne de travail à accomplir, c’est bien grâce à nos riches échanges au quotidien.»

Posté le 22-01-2021 | 17:01

Retour

Pourquoi le Liban attend beaucoup d'une procédure suisse contre le gouverneur de sa Banque centrale

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a adressé une demande d’entraide judiciaire à son homologue libanais dans le cadre d’une procédure pour transferts d’argent présumés visant Riad Salamé, le gouverneur de la Banque centrale du Liban. Celui-ci a été entendu jeudi 21 janvier par le procureur général Ghassan Oueidate.

Pourquoi on vous en parle. Dans le paysage libanais, la décision des autorités suisses, relayée dans un média local le mardi 19 janvier, a fait l’effet d’une bombe. Alors que les informations sont distillées au compte-goutte, cette mise en cause d’un personnage considéré jusque-là comme intouchable est le sujet de beaucoup de conversations à Beyrtouth.

Voir plus

Posté le 22-01-2021 | 16:01

Retour

En Inde, la campagne chaotique de vaccination

En Inde, la campagne de vaccination, autoproclamée comme la plus grande du monde, a du plomb dans l'aile. L'objectif de parvenir à vacciner 300 millions d'Indiens d'ici la fin de l'été ne sera probablement pas atteint. Démarrée samedi dernier auprès des personnels de santé considérés comme prioritaires, la campagne a subi divers couacs. Toutefois, le gouvernement maintient son optimisme alors qu'à ce stade, la barre des un millions d'Indiens vaccinés a été franchie, selon les chiffres officiels.

Pourquoi on vous en parle. L'Inde est le deuxième pays le plus touché par Covid-19, derrière les Etats-Unis. Selon les statistiques officielles, environ 10,6 millions d'Indiens ont été infectés et 15’3000 en sont morts. Même si la propagation du virus a ralenti depuis plusieurs semaines, le gouvernement de Narendra Modi a fait de cette campagne de vaccination un enjeu national. Il veut montrer au reste du monde qu'il peut enrayer la pandémie avec ses propres vaccins.

Voir plus

Posté le 22-01-2021 | 15:01

Retour