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L’Inde en prise avec un nouveau variant «double-mutant» du Covid-19

Cette semaine, l’Inde a une nouvelle fois dépassé le Brésil devenant le deuxième pays le plus touché au monde par la pandémie, avec un total de plus de 13,68 millions de cas. Une situation due, selon les médecins, à la propagation rapide d’un nouveau variant, qui toucherait davantage une population plus jeune, ainsi que les enfants. Ce variant (B.1.617), d’un nouveau type dit «double-mutant», a été détecté pour la première fois en décembre dernier.

Pourquoi la situation est inquiétante. Mardi, le nombre des nouvelles infections atteignait 161’736 cas, un record. Les cas actifs ont également atteint un nouveau pic, tandis que les décès ont continué à augmenter pour atteindre un total de plus de 171’000 dans le pays. Le système hospitalier du pays est au bord de la rupture. The Guardian rapporte que des décès ont eu lieu à cause d’une pénurie d’oxygène dans un hôpital public. A ce jour, 108 millions de personnes ont été vaccinées, pour une population de 1,3 milliards. En urgence, les autorités sanitaires du pays ont validé le vaccin russe Sputnik V pour bénéficier de nouvelles doses.

Posté le 15-04-2021 | 06:04

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Liberté de parole des chercheurs, confiance du public... Les leçons de la pandémie pour le climat

Par son degré d’urgence et ses effets systémiques, la pandémie devenue crise du coronavirus a provoqué une coopération inédite entre les chercheurs et les décideurs politique. En Suisse, c’est à la fameuse task force scientifique Covid-19 qu’est revenu d’assister la prise de décision politique. Ce n’est toutefois pas la première fois que naissent de telles interfaces: on peut songer au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), qui livre régulièrement des synthèses destinées aux gouvernements.

Pourquoi c’est urgent. En 2020, le monde a accompli beaucoup pour lutter contre la pandémie. Des mesures sanitaires parfois restrictives, qui auraient semblé jusque-là inimaginables, ont été mises en place pour infléchir les vagues épidémiques. Comment transposer une telle mobilisation face à la crise climatique? Les experts du Giec comme ceux de la task force le savent: conseiller le pouvoir peut être un exercice éprouvant, tant les deux mondes ont parfois des préoccupations différentes. Regards croisés.

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Posté le 15-04-2021 | 06:04

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Corticoïdes inhalés: vers une nouvelle révolution dans la prise en charge de Covid-19?

Exceptionnellement, nous avons décidé de mettre cet article à disposition gratuitement, tant ces informations sont utiles pour comprendre l'épidémie. L'information a néanmoins un coût, n'hésitez pas à nous soutenir en vous abonnant.

Du nouveau sur le front des traitements. Deux études d’Oxford parues récemment militent pour l’utilisation de corticoïdes inhalés en prévention chez les patients Covid-19, une fois la maladie déclarée et en-dehors de tout contexte hospitalier. Ces anti-inflammatoires, utilisés contre l’asthme persistant, semblent très efficaces pour éviter la progression de la maladie. Des avancées qui suscitent un vif intérêt et ont déjà commencé à faire basculer la pratique médicale au Royaume-Uni.

Pourquoi on vous en parle. La recherche d’un traitement contre Covid-19 va bon train, mais rares sont les résultats applicables en pratique, a fortiori en prévention où une balance bénéfices-risques favorable est difficile à obtenir. En mettant la lumière sur un traitement bon marché, largement disponible et très bien toléré, les chercheurs britanniques dessinent une double perspective: réduire l’impact sanitaire de la maladie, et peut-être prévenir les formes longues. Après la dexaméthasone, corticoïde oral très utilisé à l’hôpital chez les patients graves, ce serait la deuxième grande avancée thérapeutique contre Covid-19 à venir d’outre-Manche.

**Le contexte.** On constate depuis le début de la pandémie que les personnes atteintes de maladies respiratoires chroniques sont moins affectées que prévu, alors que leurs troubles devraient au contraire les prédisposer à des formes plus graves. D’où l’idée d’un possible effet protecteur des corticoïdes inhalés, des anti-inflammatoires utilisés dans l’asthme persistant et parfois dans les bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO). Cette idée a donné lieu à l’étude Stoic, lancée au début de l’été 2020 par le département de médecine de Nuffield, de l’université d’Oxford. La Dre Mona Bafadhel, pneumologue et investigatrice principale de l’étude, interrogée par *Heidi.news*: > «La première fois que je me suis dit que les stéroïdes inhalés pourraient fonctionner c’était en mai 2020, quand on a eu les premiers retours de Chine et de patients Covid-19 graves hospitalisés. Il sautait aux yeux que les patients souffrant d’asthme ou de BPCO n’en faisaient pas partie, et ces deux affections respiratoires ont en commun les corticostéroïdes inhalés. Nous en donnons aussi pour prévenir les crises d’asthme, dont la plupart sont d’origine virale, ce qui suggérait que cela fonctionne.» L’essai Stoic a été mené sur des fonds publics (le NIHR britannique) et privés (AstraZeneca, qui commercialise un médicament à base de budésonide, un corticoïde à inhaler sous forme de poudre), mais les investigateurs précisent explicitement que le laboratoire anglo-suédois n’a participé ni à la conception de l’étude ni à sa réalisation, de quelque manière que ce soit. **L’étude.** Les résultats de l’essai Stoic ont été publiés le 9 avril [dans le ](https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(21)00160-0/fulltext)*[Lancet](https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(21)00160-0/fulltext)*. Il s’agit d’un essai pragmatique, ayant vocation à se transposer aisément dans la pratique médicale. Il a consisté à comparer des patients recrutés en milieu communautaire (hors hôpital), via les centres de dépistage et les services de premiers recours, sur la base de symptômes évocateurs de Covid-19: fièvre et toux d’apparition soudaine, ou perte subite de l’odorat. Les 146 patients ainsi recrutés dans le comté d’Oxford, âgés en moyenne de 45 ans, se sont vus assigner de façon aléatoire un protocole: * la moitié d’entre eux a reçu une prise en charge usuelle (conseils médicaux à distance, avec prise de paracétamol, d’ibuprofène ou d’aspirine au besoin); * l’autre moitié a reçu un protocole à base de budésonide à domicile, jusqu’à disparition des symptômes. Les investigateurs ont mesuré le taux de recours non programmé au système de santé, via les visites à l’hôpital et aux urgences. * Ils ont ainsi établi que les patients sous corticoïdes inhalés avaient un taux de visites dix fois inférieur aux patients contrôles (1 patient *vs* 10, soit 1% *vs* 14%). * Ils calculent qu’il suffit de traiter 8 patients pour obtenir un résultat favorable chez 1 d’entre eux – un excellent résultat dans ce contexte. Ces résultats suggèrent que les corticoïdes inhalés permettraient de prévenir la dégradation de l’état de santé chez une grande majorité des patients Covid-19, traités à domicile dès l’apparition des symptômes. (L’infection Covid-19 était vérifiée a posteriori par test PCR, et a été documentée chez plus de 90% des patients.) Les chercheurs relèvent aussi une diminution modeste des symptômes à 2 et 4 semaines, ce qui suggère un effet possible [sur les séquelles à long terme de Covid-19](https://www.heidi.news/sante/quelles-sont-les-consequences-a-long-terme-de-la-covid-19), qui touchent une bonne part [des patients Covid-19](https://www.heidi.news/sante/comme-un-iphone-charge-a-50-un-medecin-relate-son-difficile-post-covid-19) et inquiètent beaucoup la communauté médicale. **Quelques limites.** Le niveau de preuve de cette étude doit être considéré comme intermédiaire, pour plusieurs raisons: * le nombre de patients évalués suffit à démontrer un bénéfice statistiquement valide, et le protocole contrôlé randomisé de l’étude permet d’éviter les principaux biais de confusion; * mais le nombre de patients étudiés reste relativement faible; * et les patients connaissaient leur groupe d’assignation, ce qui a pu jouer en partie sur leur propension à recourir au système de soins. Par ailleurs, l’étude a dû être interrompue prématurément, du fait de l’arrivée d’une deuxième vague Covid-19 au Royaume-Uni. Le confinement qui s’en est suivi, ainsi que le démarrage des campagnes vaccinales, ont rendu le recrutement très difficile et convaincu les investigateurs de composer avec moins de sujets que prévu (146 au lieu de 398). Cet essai clinique réussi est donc considéré par les investigateurs eux-mêmes comme une «preuve de concept», c’est-à-dire qu’il démontre l’efficacité de leur intervention tout en invitant à une réplication à plus large échelle pour être transposé dans la pratique médicale courante. **Les Britanniques enfoncent le clou.** La réplication ne s’est pas fait attendre longtemps. Le 12 avril 2021, les investigateurs de l’essai britannique Principle, aussi piloté à Nuffield mais qui porte sur l’ensemble du Royaume-Uni, [ont dévoilé leurs résultats intermédiaires](https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.04.10.21254672v1) chez les personnes de plus de 65 ans (ou de plus de 50 ans avec des facteurs de gravité Covid-19) en ambulatoire. Les données, encore préliminaires, portent sur 961 sujets ayant reçu du budésonide à domicile comparés à 1819 patients contrôles. Sur cette base, les corticoïdes inhalés (même protocole que la première étude) ont permis de: * réduire le temps de guérison (de 3 jours en moyenne), * diminuer sensiblement le taux d’hospitalisation et de décès (8,5% *vs* 10,3%). **Une plausibilité biologique.** Ces résultats viennent s’inscrire dans le prolongement de la [première vraie révolution thérapeutique](https://www.heidi.news/sante/pourquoi-la-dexamethasone-contre-covid-19-est-une-vraie-bonne-nouvelle) Covid-19, elle aussi venue d’Angleterre: l’emploi de dexaméthasone chez les patients hospitalisés pour une forme sévère. Il s’agit là d’un corticostéroïde de prise orale, une classe de molécules analogue aux corticostéroïdes inhalés. Les corticoïdes inhalés ont pour principal effet de diminuer la réponse immunitaire au niveau des muqueuses respiratoires, de façon moins marquée que la dexaméthasone et autres corticoïdes en prise orale. (À dose élevée, comme avec le protocole d’Oxford, l’inhalation produit aussi un effet immunosuppresseur systémique, du fait du passage dans le sang. Mais il reste très limité.) Le bénéfice des corticoïdes inhalés est donc tout à fait cohérent avec la compréhension des formes compliquées de Covid-19, qui apparaissent comme des dérèglements immunitaires consécutifs à l’infection virale. Il semble aussi que ces médicaments diminuent l’expression des récepteurs ACE2 utilisés par le virus pour entrer dans les cellules, et un effet antiviral direct n’est pas exclu. **Des investigateurs convaincus.** Dans un [éditorial au ](https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(21)00171-5/fulltext)*[Lancet](https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(21)00171-5/fulltext)*, trois pneumologues de l’université de Barcelone qualifient les résultats de l’essai Stoic d’«importants» et d’«encourageants». Ils rappellent qu’il s’agit de la première fois que se dessine une intervention thérapeutique efficace et simple pour prévenir une évolution défavorable de Covid-19. Mona Bafadhel (investigatrice principale de Stoic et investigatrice de Principle): > «En dernière analyse, l’essai Stoic montre qu’il existe un médicament très facile à se procurer et relativement sûr qu’on peut employer de façon précoce pour empêcher que les gens ne voient leur état de santé se détériorer.» Du côté d’Oxford, la religion des investigateurs semble faite. Chris Butler, co-investigateur principal de la deuxième étude, cité [dans un article du ](https://www.bmj.com/content/373/bmj.n957)*[BMJ](https://www.bmj.com/content/373/bmj.n957)*: > «Nous nous attendons à ce que les médecins qui s’occupent de patients Covid-19 en milieu communautaire *(c’est-à-dire hors hôpital, ndlr.)* prennent en considération ces données au moment de prendre des décisions thérapeutiques.» Le National Health Service (NHS, système de santé public britannique) a réagi lundi 12 avril aux résultats de l’essai Principle en donnant son feu vert aux médecins prescripteurs pour un usage au cas pour cas chez les patients vulnérables (plus de 60 ans ou 50 ans et plus avec comorbidités). **Des experts prudents mais enthousiastes.** Tous les médecins interrogés par *Heidi.news* se disent partagés entre un enthousiasme sincère et une prudence de bon aloi – les débats autour de l’hydroxychloroquine ont beaucoup secoué la communauté médicale et restent dans toutes les têtes. Le Pr Christophe von Garnier, chef du service de pneumologie du CHUV: > «Si ça se confirme, je pense que c’est très important comme approche future, en prévention aiguë mais aussi peut-être pour prévenir les séquelles à long terme. On se pose beaucoup la question de comment aider ces patients. Il faudra peut-être quelques études pour confirmer mais ça peut avoir un vrai impact sur les personnes avec Covid-19.» Le Dr Grégoire Gex, chef du service de pneumologie de l’hôpital du Valais, par ailleurs membre de la task force Covid-19 de la Confédération (qui s’exprime en son nom propre): > «C’est clair que c’est très attractif et on en parle beaucoup au sein de la task force. On aurait besoin d’avoir une confirmation de ces données, car avec un si petit nombre de patient on peut facilement sous-estimer ou surestimer un effet. En plus, il y a quelques risques de biais méthodologiques dans cette étude. Mais c’est un traitement bien connu, bon marché, qui pourrait beaucoup diminuer le poids sur le système de santé.» Le Dr Hervé Spechbach, responsable de l'unité des urgences ambulatoires des HUG et co-responsable du «secteur E» de l’hôpital (dépistage Covid-19): > «Les investigateurs suggèrent aussi un effet à long terme sur le Covid long. On a beaucoup de consultations pour Covid long en ce moment, l’impact sociétal est important. C’est un élément de santé publique majeur à suivre.» Le Dr Julien Salamun, membre du service de médecine de premier recours des HUG et co-responsable du «secteur E»: > «C’est une étude assez pragmatique et qui semble facilement applicable. On pourrait tout à fait envisager de prescrire ce genre de traitement à nos propres patients ou de le donner à un sous-groupe bien choisi. Ce ne serait pas difficile en pratique.» **Pourquoi c’est enthousiasmant.** Le budésonide appartient à une classe de médicaments dit corticostéroïdes inhalés, qui compte plusieurs autres molécules analogues (fluticasone, béclométasone, ciclésonide). Bien connus des médecins, ils sont employés pour leur effet anti-inflammatoire contre l’asthme persistant et parfois la BPCO. Ils se présentent sous la forme d’une poudre à inspirer via un inhalateur intégré (un cylindre en plastique). Les corticoïdes inhalés sont des candidats parfaits au repositionnement contre Covid-19, car ils sont: * **Bon marché**: Le produit utilisé dans l’étude coûte [environ 36 francs](https://compendium.ch/product/28916-pulmicort-400-turbuhaler-400-mcg) pour 12 jours de traitement en Suisse (en moyenne les patients en ont pris une semaine). * **Faciles d’accès**: Le budésonide et les autres corticostéroïdes inhalé sont produits en masse et disponibles sous forme de génériques. * **Très bien tolérés**: L’effet indésirable le plus commun est l’apparition de mycoses buccales (et une voix rauque si l’on ne se rince pas la bouche après utilisation). Grégoire Gex (hôpital du Valais): > «Les corticoïdes inhalés comportent très peu de risques. Il y a un peu plus de pneumonies bactériennes chez les utilisateurs chroniques, mais cela est négligeable pour une utilisation de quelques jours. De même, les effets secondaires habituels de la cortisone (prise de poids, aggravation du diabète, etc.) sont très faibles quand elle est donnée par voie inhalée et ne sont pas attendus pour un traitement si court. Quelques mycoses buccales passagères peut-être, mais c’est dérisoire. Donc le rapport bénéfices-risques apparaît comme sans doute très favorable.» Christophe von Garnier (CHUV): > «Ce n’est pas tout à fait anodin quand même d’inhaler des corticoïdes. Si vous en donnez de façon non différenciée à tous les patients, vous pouvez déclencher des pneumonies ou en aggraver, donc je pense qu’il faut bien vérifier avant qu’il n’existe pas de contre-indications pour un tel traitement. Ce qui peut tout à fait  être fait par des praticiens de premier recours, en cabinet médical par exemple.» **Et maintenant?** On se dirige probablement vers une période de flottement, le temps d’avoir des données cliniques plus fermes permettant aux instances médicales (sociétés savantes, agences sanitaires) d’adapter la pratique courante. Il est en effet d’usage d’appuyer les recommandations médicales sur des essais randomisés de grande taille, afin d’éviter les retournements de situation dont la recherche clinique est coutumière. Grégoire Gex (hôpital du Valais): > «Je pense que ça va être difficile de donner des recommandations formelles. Personne n’osera faire ça sur la base d’une étude pas en double aveugle et sur si peu de patients, et ça va se jouer sur pas grand-chose. Si on est purement scientifique on a envie d’attendre, mais si on est pragmatique on se dit que les bénéfices sont potentiellement importants et qu’il y a très peu d’effets secondaires, surtout avec seulement une semaine de traitement. > > Suivant comment c’est présenté dans les médias, il est très possible qu’un large engouement se crée et que ce médicament soit beaucoup prescrit. Et après tout pourquoi pas, vu le très faible risque.» Julien Salamun (HUG): > «Il y a un groupe de consensus sur les traitements Covid-19 aux HUG, qui rassemble infectiologues, pneumologues, spécialistes de l’ambulatoire, etc. Ils se réunissent toutes les deux semaines, analysent et décident ou non d’implémenter les nouveaux traitements dans nos guidelines. On peut imaginer que ce sera discuté rapidement, mais la conclusion pourrait être d’attendre des données plus complètes provenant d’autres études.» La décision britannique d’ouvrir la prescription de corticoïdes inhalés aux patients vulnérables pourrait aussi faire école et accélérer la transition vers la pratique médicale. Voire inspirer les médecins de famille, qui restent en Suisse libres de prescrire hors étiquette («off label») pour peu qu’ils se conforment aux données de la science.

Posté le 14-04-2021 | 15:04

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A nous les terrasses, le sport en salle et les manifestations culturelles dès le 19 avril

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Dès lundi 19 avril, les Suisses pourront profiter des terrasses des bars et restaurants, participer à des manifestations publiques (stades sportifs, cinémas, théâtres, concerts, etc.), pratiquer du sport en salle et même organiser des compétitions, «moyennant certaines restrictions», comme le relève le Conseil fédéral. L’annonce ce 14 avril d’Alain Berset, conseiller fédéral en charge de la santé, a de quoi réjouir de nombreux secteurs économiques.

Pourquoi c’est risqué. Le Conseil fédéral le reconnaît: la situation épidémiologique dans le pays est «fragile» et s’est «détériorée ces dernières semaines». Quatre des cinq indicateurs déterminants pour les assouplissements dépassent actuellement les seuils définis. Mais le risque pris avec cette nouvelle étape d’assouplissements est jugé «acceptable» par l’exécutif. Pour éviter une hausse trop importante des nouvelles contaminations, le port du masque et le respect des distances seront obligatoires pour toutes les activités à nouveau autorisées.

**Les cinq indicateurs.** Après [avoir pris en compte quatre indicateurs](https://www.heidi.news/sante/le-point-sur-la-situation-epidemiologique-a-la-veille-des-decisions-du-conseil-federal), les Conseil fédéral considère désormais cinq indicateurs pour permettre ou non les assouplissements. Dans les tableaux ci-dessous, il est possible de voir en un clin d’œil les indicateurs évalués et leur seuil permettant des assouplissements ou, au contraire, le durcissement des mesures de restrictions: ![Capture d’écran 2021-04-14 à 16.17.16.png](https://heidi-17455.kxcdn.com/photos/5ae8c97c-c3a8-4d3b-a726-ff1be89be472/large) ![Capture d’écran 2021-04-14 à 16.17.27.png](https://heidi-17455.kxcdn.com/photos/0b9f5eeb-2fb5-4762-a72d-d7116ca0b520/large) Si les hospitalisations augmentent trop ces prochaines semaines, le Conseil fédéral pourra revenir sur les assouplissements décidés ce jour. La campagne de vaccination ne fait pas partie des indicateurs formellement pris en compte, mais celle-ci progresse bien dans le pays, comme l’a relevé Alain Berset en conférence de presse. Près de la moitié des plus de 80 ans et du tiers des 70-79 ans ont été pleinement vaccinés à ce jour. **Le détail des assouplissements.** Les ouvertures qui auront lieu dès lundi 19 avril sont soumises à conditions, notamment le respect des concepts de protection, le port du masque et le respect des distances. Voici le détail de ce qui sera possible dès le 19 avril: * **Terrasses:** bars et restaurants peuvent ouvrir leurs terrasses de 6 à 23 heures. Le nombre de convives sera limité à quatre par table, et leurs coordonnées devront être relevées par l’établissement. Le port du masque demeure obligatoire (personnel compris), sauf pour consommer. Alain Berset a tenu à souligner le point suivant: «comme de nombreux établissements ne pourront pas couvrir leurs coûts avec la seule ouverture des terrasses, le secteur de la restauration continuera de bénéficier du même soutien économique qu’aujourd’hui, ainsi que ceux qui ne désirent pas rouvrir.» * **Loisirs:** tous les espaces de loisirs intérieurs, y compris les zoos et jardins botaniques, peuvent ouvrir à nouveau. Port du masque et respect des distances demeurent obligatoires. * **Sport et culture:** 15 adultes, en plus des jeunes déjà autorisés à pratiquer ces activités, ont le droit de pratiquer une activité sportive et culturelle à l’intérieur. Les compétitions réunissant 15 personnes maximum sont également autorisées. Le port du masque et le respect des distances demeurent obligatoires à l’intérieur. Dans les fitness et pour les chorales, des exceptions au port du masque sont possibles, mais avec le respect de distances plus importantes. Quant aux sports de contacts, ils demeurent interdits en intérieur, mais autorisé à l’extérieur. Le port du masque est obligatoire. * **Manifestations:** les manifestations publiques sont à nouveau possibles. Elles doivent respecter la limite de 100 personnes à l’extérieur et de 50 à l’intérieur. Cela concerne les stades de football ou d’athlétisme, les cinémas, les théâtres, les salles de concert. Les spectateurs devront porter un masque et rester assis en tous temps, à une distance de 1,5 mètre les uns des autres. Des visites groupées réunissant maximum 15 personnes sont aussi possibles. * **Enseignement:** les cours en présentiel sont à nouveau autorisés. Mais la capacité des salles de cours est limitée à 50 personnes. Là aussi, le port du masque et le respect des distances demeurent obligatoires. * **Le port du masque:** une des grandes annonces du jour concerne également le port du masque, qui devient obligatoire presque partout. Les résidents d’EMS vaccinés ou guéris du Covid-19 ne sont en revanche plus soumis à l’obligation du port du masque. **La réaction d’Alain Berset**. Le conseiller fédéral en charge de la santé s’est expliqué en détail sur les décisions d’assouplissements: > «Une telle prise de risque est possible, si les concepts de protection sont respectés. Il ne faut pas interpréter ces réouvertures comme un signal appelant à se relâcher. Ces assouplissements ont été décidé notamment pour remercier toutes celles et ceux qui respectent les règles. Il faudra d’ailleurs continuer à respecter les gestes barrières et les concepts de protection à partir du 19 avril. > > Une autre raison qui a poussé le Conseil fédéral à assouplir les mesures est que nous devons constater que la réouverture des magasins et des musées n’ont pas provoqué de hausse massive des contaminations. Les gestes barrières sont bien respectés. On entend souvent parler des débordements, mais peu de l’écrasante majorité de la population qui respecte les gestes barrières.»

Posté le 14-04-2021 | 14:04

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«Vous cherchez la vérité, moi les majorités»: la non-réponse de Sommaruga aux experts du climat

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga rencontrait ce mardi 13 avril un panel d’experts réunis par l’Académie suisse des sciences naturelles (Scnat), à l’occasion du Swiss Global Change Day. Alors que l’Académie s’était montrée incisive ces derniers mois sur les propositions climatiques du Conseil fédéral, c’était l’occasion pour elle de répondre à ces critiques. Occasion manquée.

Pourquoi c’est important. La Suisse n’est pas le pire pays en termes d’inaction climatique. Ses engagements restent cependant loin d’être suffisants pour respecter les objectifs de l’accord de Paris, comme le rappelle régulièrement la Scnat dans diverses prises de positions. Dernièrement, l’annonce de la très faible baisse des émissions de gaz à effet de serre en 2019 a rendu la situation encore plus préoccupante.

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Posté le 14-04-2021 | 13:04

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Le CHUV réagit sur ses liens avec le Centre du sommeil de Florimont

Dans le cadre des révélations de l’enquête sur les centres du sommeil lausannois, Heidi.news a demandé à Oliver Peters, directeur général adjoint du CHUV, quelle était la position du Centre hospitalier universitaire vaudois sur les liens existants entre les deux entités.

Lire aussi: Le torchon brûle entre les cliniques du sommeil lausannoises

Heidi.news – D’une manière générale, les employés du CHUV peuvent-ils avoir des activités annexes? Si oui, à quelles conditions?

Oliver Peters – Les activités annexes sont strictement réglementées et doivent être annoncées à la Direction qui a toute latitude pour les refuser en cas de conflits d’intérêts.

Quels sont les rapports du Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS) du CHUV avec le Centre du sommeil de Florimont? Nous avons constaté que plusieurs collaborateurs du CIRS travaillent également au centre de Florimont. Comment la collaboration est-elle réglée? Des ententes salariales et d’échange du personnel sont-elles en vigueur?
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Posté le 14-04-2021 | 12:04

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EXCLUSIF – Le torchon brûle entre les cliniques du sommeil lausannoises 

La médecine vaudoise du sommeil est victime de son succès. De longs mois sont nécessaires pour obtenir une consultation au Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS) du CHUV, créé en 2006 et référence suisse en la matière. Pour désengorger ses services, le CIRS a conclu une convention de collaboration en 2017 avec un centre privé, dont Heidi.news a pu se procurer une copie. Il prévoit des renvois systématiques de patients et des ententes salariales pour des collaborateurs qui travaillent souvent des deux côtés, public et privé. Convention qui n’est plus en vigueur depuis 2018.

Pourquoi c’est problématique. De nombreuses formes de partenariats entre des prestataires publics et privés existent dans le secteur de la santé. Mais ici, aucun appel d’offre public a été émis. Cela pose des problèmes de concurrence sur le marché et pourrait aussi mettre en péril des acteurs exclus de cette coopération. Des conflits d’intérêts ne sont en outre pas à écarter: des liens de famille existent entre les organisations publiques et privées concernées, comme le montre cette enquête.

De quoi on parle. A Lausanne, il existe trois centres spécialisés dans la médecine du sommeil:

  1. Le Centre d'investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS) au CHUV

  2. Le Centre du sommeil de Florimont

  3. Le Centre lausannois de médecine du sommeil (CLMS)

Le service du CHUV est régulièrement confronté à une surcharge de travail. C’est pour répondre à ce besoin important en termes de prise en charge que le Centre du sommeil de Florimont est créé, alors que le centre de médecine du sommeil (CLMS) existait déjà. Pr Raphaël Heinzer, médecin chef du CIRS au CHUV:

«Malgré la présence du Centre Lausannois du sommeil depuis de nombreuses années, nous recevions au CIRS un nombre croissant de demandes de consultation des médecins de la ville et des patients, avec un délai d’attente entre 4 et 6 mois en 2017. Il n’existait pas d’autre centre du sommeil dans le canton de Vaud, hormis le centre du sommeil de Genolier qui avait prévu de fermer en 2018. Un centre supplémentaire était donc nécessaire pour répondre aux besoins de la population.»

Les consultations étant en constante hausse, la présence de trois entités spécialisées dans ce domaine ne posait a priori pas de problèmes. Mais une relation privilégiée lie le CIRS et le centre de Florimont, comme le montre l’enquête de Heidi.news.

Une convention a même été formellement établie entre le CHUV et le Centre du sommeil de Florimont, assurant au passage un renvoi de patients du public au privé, apparemment au détriment du troisième centre.

Lire aussi: Le CHUV réagit sur ses liens avec le Centre du sommeil de Florimont

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Posté le 14-04-2021 | 12:04

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Les Vaudois peuvent désormais se faire vacciner dès 50 ans: Les grandes étapes de la pandémie

Dans le graphique interactif ci-dessus, vous pouvez choisir la courbe que vous voulez suivre: nouvelles infections et leur incidence, nouveaux cas annoncés par l'OFSP, nouvelles hospitalisations, nouveaux décès et les vaccinations. Les chiffres de l'OFSP sont publiés ci-dessous, ainsi que le suivi des principales informations nationales et internationales sur la pandémie.

14 avril. Grâce aux livraisons massives de vaccins en cours, le canton de Vaud élargit ses campagnes aux personnes hébergées dans des institutions communautaires, aux personnels de ces institutions et aux proches aidants partageant le foyer d’une personne vulnérable.

Les résidents du canton de 50 et plus ont également accès à la vaccination dès aujourd’hui. La prise de rendez-vous peut se faire en ligne (https://www.coronavax.ch) ou par téléphone (058 715 11 00) si l’inscription par internet n’est pas possible.

Pour suivre le rythme des livraisons et garantir la vaccination rapide de sa population volontaire, Vaud s’apprête à ouvrir de nouveaux centres de vaccination sur l’ensemble de son territoire:

  • au Palais Beaulieu à Lausanne, au GHOL (Groupement hospitalier de l’ouest lémanique) et au Pôle santé Vallée de Joux le 19 avril,

  • au 2M2C à Montreux, à Unisanté à Lausanne, et dans les cliniques privées Bois-Cerf et Genolier le 26 avril,

  • ainsi qu’au Pôles santé Pays d’En-Haut dès le 11 mai.

Les premières pharmacies qui vaccineront commenceront, elles, le 19 avril.

Avec 303 «cas» pour 100’000 habitants, l’incidence globale de ces 14 derniers jours se stabilise. Plus de 37’000 personnes se sont fait dépister lors des dernières 24 heures. De leur côté, hospitalisations et décès sont stables.

Les incidences cantonales les plus élevées ces 14 derniers jours:

  1. Uri = 948,2 (348 nouveaux cas en 14 jours, en baisse).

  2. Genève = 446,6 (2251 nouveaux cas en 14 jours, en hausse).

  3. Vaud = 376,2 (3029 nouveaux cas en 14 jours, en hausse).

  4. Valais = 359,7 (1243 nouveaux cas en 14 jours, en hausse).

  5. Zurich = 337,6 (5196 nouveaux cas en 14 jours, en hausse).

En chiffres absolus, les cantons enregistrant le plus de nouveaux cas ces deux dernières semaines sont:

  1. Zurich (5196), à la hausse

  2. Vaud (3029), à la hausse

  3. Berne (2258), à la hausse

  4. Genève (2251), à la hausse

  5. Argovie (2113), à la hausse

A la mi-journée, l’OFSP a annoncé 2601 nouveaux tests positifs, 89 nouvelles hospitalisations et 14 nouveaux décès, pour 37’004 tests effectués ces dernières 24 heures.

La Suisse et la Principauté de Liechtenstein comptent désormais 627’968 tests positifs et 9844 décès.

Pour ce qui est de la recherche des contacts, 12’122 personnes sont actuellement en isolement et 21’809 contacts en quarantaine. 4876 personnes sont placées en quarantaine après être rentrées d’un pays à risque.

Depuis le 6 février 2020, 5’307’510 tests PCR ont été effectués, dont 10,9% positifs. Depuis le début du mois de novembre, 1’167’312 tests antigéniques ont été effectués, dont 8,3% positifs.

L’OFSP donne également les chiffres de contaminations dues aux variants. Les données recueillies par l’OFSP proviennent des laboratoires qui effectuent le séquençage du génome du virus et examinent les mutations de manière spécifiques. Les échantillons comptabilisés ne sont pas représentatifs de la situation réelle sur le terrain, mais donne une indication de l’évolution des infections à ces variants: toujours à la hausse. Ils représentent 98% des échantillons au 13 avril (stable).

Pour ce qui est du taux de reproduction effectif (Re) du virus, il s’établit à 1,14 (estimation du 2 avril) au niveau national, selon la statistique de l’Université de Zurich.

13 avril. Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, l’OFSP a fait le point sur la situation épidémiologique. Virginie Masserey, responsable de la section contrôle des infections:

«Le nombre de nouvelles infections continue d’augmenter, mais de manière contenue. La situation, fragile, n’est pas explosive, même si on enregistre entre 2000 et 2500 infections par jour. Au niveau des hospitalisations, l’augmentation est lente et demeure gérable. Aujourd’hui, 211 patients Covid sont aux soins intensifs, ce qui représente un taux d’occupation de ces unités de 22% par les patients Covid. Quant aux décès, ils demeurent à un niveau bas.»

Du côté de la vaccination, la responsable de l’OFSP indique une accélération de la campagne avec 30’000 injections par jour contre 20’000 la semaine précédente. Environ 8% de la population suisse est pleinement vaccinée. 158’000 nouvelles doses ont été livrées lundi et plus de 350’000 sont attendues en fin de semaine.

L’Institut de sondage Sotomo a publié une nouvelle enquête d’opinion. On y voit que le taux de personnes prêtes à se faire vacciner a augmenté dans le pays par rapport au dernier sondage publié cet l’hiver dernier. Les Romands sont néanmoins plus réticents que les Alémaniques. Les vaccins-hésitants ou sceptiques sont stables à 23%. Pour ce qui est des vaccins privilégiés par les Suisses, on trouve ceux utilisant la technologie ARN messager. La majorité des sondés aimeraient pouvoir choisir la marque de son vaccin.

Avec 297 «cas» pour 100’000 habitants, l’incidence globale des ces 14 derniers jours se stabilise. La situation de ce mardi par rapport à celle du 6 avril indique une hausse du nombre des tests positifs de 45%. Pluss de 25’000 personnes se sont fait dépister lors des dernières 24 heures. Le taux de positivité du jour est de 8,8%. De leur côté, hospitalisations et décès sont stables.

Les incidences cantonales les plus élevées ces 14 derniers jours:

  1. Uri = 931,8 (342 nouveaux cas en 14 jours, en baisse).

  2. Genève = 431,4 (2175 nouveaux cas en 14 jours, en baisse).

  3. Vaud = 370,7 (2985 nouveaux cas en 14 jours, en baisse).

  4. Valais = 347,8 (1202 nouveaux cas en 14 jours, en baisse).

  5. Zurich = 329,3 (5069 nouveaux cas en 14 jours, en baisse).

En chiffres absolus, les cantons enregistrant le plus de nouveaux cas ces deux dernières semaines sont:

  1. Zurich (5069), à la baisse

  2. Vaud (2985), à la baisse

  3. Berne (2223), à la baisse

  4. Genève (2175), à la baisse

  5. Argovie (2071), à la baisse

A la mi-journée, l’OFSP a annoncé 2241 nouveaux tests positifs, 82 nouvelles hospitalisations et 10 nouveaux décès, pour 25’447 tests effectués ces dernières 24 heures.

La Suisse et la Principauté de Liechtenstein comptent désormais 625’367 tests positifs et 9830 décès.

Pour ce qui est de la recherche des contacts, 14’785 personnes sont actuellement en isolement et 25’953 contacts en quarantaine. 3358 personnes sont placées en quarantaine après être rentrées d’un pays à risque.

Depuis le 24 janvier, 5’279'756 tests PCR ont été effectués, dont 10,9% positifs. Depuis le début du mois de novembre, 1’158’062 tests antigéniques ont été effectués, dont 8,3% positifs.

L’OFSP donne également les chiffres de contaminations dues aux variants. Les données recueillies par l’OFSP proviennent des laboratoires qui effectuent le séquençage du génome du virus et examinent les mutations de manière spécifiques. Les échantillons comptabilisés ne sont pas représentatifs de la situation réelle sur le terrain, mais donne une indication de l’évolution des infections à ces variants: toujours à la hausse. Ils représentent 96,30% des échantillons au 12 avril (stable).

Pour ce qui est du taux de reproduction effectif (Re) du virus, il s’établit à 1,14 (estimation du 2 avril) au niveau national, selon la statistique de l’Université de Zurich.

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Posté le 14-04-2021 | 10:04

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Plongée dans le lobbying de Philip Morris via la Fondation pour un monde sans fumée

Le Monde s’est plongé dans la guerre d’influence entre cigarettiers et santé publique, en s’intéressant à la Fondation pour un monde sans fumée. Créée en 2017 et financée par Philip Morris International, cette fondation dirigée par un ancien directeur de l’Initiative pour un monde sans tabac de l’OMS (Derek Yach) se donne pour mission de promouvoir l’arrêt du tabac et la réduction du risque tabagique. Mais elle semble surtout avoir pour rôle de favoriser les nouveaux produits du tabac (vapotage et tabac chauffé), estime le quotidien français. La Convention-cadre pour la lutte antitabac, et notamment sa disposition visant à prévenir le lobbying des cigarettiers, était dans le viseur de la fondation, qui a demandé sa modification à l’OMS en 2019. Sans succès. «Le plan de Philip Morris semble ne pas se dérouler totalement comme prévu», écrit Le Monde, qui remarque que les financements de la fondation ont été drastiquement revus à la baisse depuis.

Pourquoi le sujet resurgit. La guerre que se livrent les défenseurs de la santé publique et l’industrie du tabac a pris un tournant ces dernières années, avec le déclin de la cigarette dans les pays occidentaux et l’essor fulgurant du vapotage. En se positionnant très officiellement comme leader d’un monde sans tabac fumé en 2017, Philip Morris a acté cette transition. Mais l’industrie cherche également à accentuer la fracture bien réelle entre les prohibitionnistes – dont l’OMS est un fer de lance – et les défenseurs d’une démarche plus pragmatique de réduction du risque tabagique. (Incarnée par le vapotage, dans lequel l’industrie du tabac a fini par investir lourdement, et de façon plus controversée par le tabac chauffé, via l’iQOS de Philip Morris.) Le sujet est revenu sur le devant de la scène récemment avec la plainte déposée en janvier 2021 par l’ancienne directrice des médias numériques de la Fondation pour un monde sans fumée, qui accuse l’organisation d’être un faux-nez du cigarettier américain.

Posté le 14-04-2021 | 08:04

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Après des sécheresses, faut-il penser à remplacer nos arbres?

Lors d'une sécheresse, les arbres se meurent plus vite qu'on ne le pensait. Des chercheurs de l'Université de Bâle supposent qu'ils atteignent un point de non-retour lorsqu'une grande partie des leurs racines dans le sol asséché perdent contact avec l'humidité du sol. Ils meurent de soif, d'un coup.

Ce que dit l'étude. Leurs recherches de terrain montre que c'est cet effondrement rapide du système hydraulique qui est responsable de la mort des arbres. Les épicéas, les conifères les plus répandus en Suisse et en Europe centrale, semblent être plus sensibles à la sécheresse qu'on ne le pensait auparavant. Comme les périodes de sécheresses seront plus extrêmes à l'avenir, les chercheurs nous invitent à réfléchir à d'autres espèces d'arbres qui pourront mieux faire face à la sécheresse.

Posté le 14-04-2021 | 05:04

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